SI LES PAUVRES SAVAIENT…
Posté par 2ccr le 31 mai 2012
Les pauvres se font du souci pour leur pays et les riches se font du souci pour leur portefeuille ! Et plus les riches font grossir leur portefeuille, plus ils appauvrissent le pays. Les riches créent ainsi un sentiment de frustration et d’insécurité chez les pauvres. Pour les abuser, ils leur parlent de la grandeur de la France éternelle et des valeurs du travail et de la famille , alors que dans la réalité, fervents défenseurs du système capitaliste ils ne se servent de ces valeurs que pour mieux les tromper.
Les pauvres sont prêts à faire des sacrifices pour leur pays, alors que les riches demandent sans cesse des subventions et des avantages fiscaux pour diminuer les aides aux plus pauvres et accroitre leur compte en banque dans les paradis fiscaux. Pour augmenter encore leurs bénéfices, les plus riches délocalisent leurs usines dans les pays pauvres pour exploiter la population et piller leurs richesses avec la complicité des dirigeants de ces pays, qui eux s’enrichissent : la solidarité inter-riches fonctionne en général toujours très bien. Pendant ce temps, en France, les plus pauvres voient d’un mauvais œil l’arrivée d’immigrés …
Si les pauvres savaient, nationaux et immigrés confondus, ils se serreraient les coudes. Mais les élites savent que c’est en plongeant les masses dans la précarité et la pauvreté qu’ils peuvent profiter de leur position et de leurs privilèges. Plus une population est pauvre, financièrement et éducativement, plus il est facile de la manipuler et lui montrer des boucs émissaires : rmistes, chômeurs, immigrés, fonctionnaires… ; c’est la bêtise qui crée le terreau où prennent naissance toutes les peurs.
La démocratie telle quelle est conçue est directement issue de la bourgeoisie, et tous les rouages de l’appareil d’état et de l’appareil économique et financier sont entre ses mains. Les élections ne sont qu’une illusion qui reflète la main mise de ce pouvoir sur la politique du pays. Seuls les partis défendant les intérêts du capital et ne remettant pas en cause ce système arrivent en tête des élections présidentielles, législatives ou régionales. Les intérêts de classes sont ainsi préservés !
Evidement lorsque l’on parle des riches, on parle des « vrais » riches , pas de ceux qui gagnent 4 ou 5000 euros par mois et qui pensent jouer dans « la cour des grands ». C’est-à-dire ceux qui possèdent des maisons à plusieurs millions d’euros, qui achètent à leurs petites amies des cabriolets à 300 000 euros, qui possèdent leur yacht et avion privé et qui le soir en quelques minutes perdent un demi-million d’euros au casino sans sourciller ! Il est vrai qu’en France 20% de la population pense faire partie des 1% les plus riches ! Quels blaireaux ! Ils n’ont aucune notion de ce qu’est la richesse !
En fait la réalité, c’est que la France n’a jamais été aussi riche, elle figure même au 3e rang mondial des millionnaires. La richesse en France a explosé, les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne 200 fois le Smic, 5 % de la population possèdent plus de 50 % du patrimoine, et les 10 plus grosses fortunes possèdent à elles seules 15 millions d’années de Smic.
Mais la réalité, c’est aussi qu’il y a huit millions de pauvres, trois millions de précaires, trois millions de temps partiels, cinq millions de chômeurs, et des salaires de misère pour la majorité des salariés.
L’habileté des dirigeants consiste à persuader les peuples qu’il n’y a rien à faire, il faut les convaincre que cela pourrait être pire et qu’ils sont aussi heureux qu’il leur est permis de l’être. C’est en enlevant toute espérance et en plongeant les masses dans la pauvreté que les élites peuvent aspirer à profiter le plus longtemps et le plus indécemment possible de leurs privilèges !
« Ce qui coute cher ce n’est pas le travail, mais ce que le capital prend au travail »…Gérard FILOCHE
Voilà qui est bien dit (et bien écrit) !
J’ajouterai que l’Histoire s’écrit toujours quand les pauvres sont devenus trop pauvres… quand on a plus rien à faire d’autre qu’écrire l’histoire pour s’en sortir ^^
En attendant, on a aujourd’hui 1200 chaines accessibles par satellite pour se divertir (et ça veut tout dire, « divertir »). C’est un des rare mot qu’ils n’ont jamais eu besoin de bidouiller pour nous le faire accepter (« démocratie » c’est plus dur à faire passer, mais ils ont même réussi ce passe-passe)
Au passage, un excellent film à voir : Survivre au progrès
=> http://www.youtube.com/watch?v=upeGgVBs_vw
Synopsis :
La course à la croissance conduit-elle l’humanité à sa fin ?
Une hypothèse brillamment (et joyeusement) défendue par de grands esprits de notre temps, dans un film inspiré, produit par Martin Scorsese.
Épuisement des ressources naturelles, surpopulation, désertification, désastres écologiques et économiques, systèmes politiques à bout de souffle, appauvrissement des classes moyennes et populaires… : l’accumulation des crises annonce-t-elle, comme l’affirme l’essayiste et écrivain canadien Ronald Wright, auteur du best-seller Brève histoire du progrès (Éditions Hurtubise, 2006), l’anéantissement de notre civilisation ? Est-il urgent de renoncer, comme il le préconise, à « l’illusion du progrès » qui s’est imposée à toutes les sociétés depuis les débuts de la révolution industrielle, avec ses espoirs de croissance et d’avancées technologiques illimitées ? Tel est le fil conducteur de cette conversation avec de grands esprits de notre temps, illustrée par des images tournées sur plusieurs continents (Canada, États-Unis, Brésil, Moyen-Orient, Chine). Comme Ronald Wright, la primatologue Jane Goodall, l’écrivaine Margaret Atwood, le généticien David Suzuki, et bien d’autres chercheurs, penseurs et militants, dont quelques « repentis » du système financier, estiment que la course au profit et la loi du court terme, en détruisant l’environnement et les liens sociaux, conduisent l’humanité à sa perte. Leurs propos, aussi limpides que convaincants, replacent notre crise écologique et économique dans le temps long de l’évolution humaine. Les questions du progrès, de la dette, du partage des richesses et de l’épuisement des ressources sont ainsi radicalement mises en perspective.
(Canada, 2011, 86mn) ARTE F
Ça vaut le détour
Dernière publication sur LA RÉVOLUTION NE SERA PAS TÉLÉVISÉE : Livre d'or
BELLE LEÇON et explications du monde tel qu’il est et qu’il risque de devenir – je viens d’apprendre beaucoup de choses, si importantes pour moi, à qui l’on n’a appris que de faibles, que je désire, par tous les moyens à acquérir.
MERCI JEAN-CLAUDE,de participer et de pallier à mes manques -MEILLEURS VOEUWPOUR 2013 et les ANNÉES SUIVANTES -BERNADETTE.