LEGISLATIVES, L’ECHEC DU FRONT DE GAUCHE
Posté par 2ccr le 17 juin 2012
Six semaines après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, le PS obtient seul la majorité absolue à l’Assemblée nationale, qui est de 289 sièges.
L’entre deux tour a été marquée par les 1700 euros de Valls, le tweet d’encouragement envoyé par Valerie Trierweiler au rival dissident de Ségolène Royal, et les déclarations de Nadine Morano sur les « valeurs communes » de l’UMP avec l’extrême droite. Il est vrai que l’on est en droit de se demander jusqu’à quand tiendra la barrière entre les deux formations, dont les idées sont de plus en plus proches. Et même si le FN n’obtient que deux députés, sa progression ne se mesure pas en nombre de sièges, mais par l’emprise de son « idéologie » sur les membres de l’UMP.
EEVL grâce aux accords passés avec le PS obtient un groupe parlementaire à l’assemblée nationale contrairement au Front De Gauche dont le PC va tirer les enseignements dans les jours ou les semaines à venir, car la base de l’existence du Front de gauche est depuis sa constitution en 2008 avant tout électorale, et le résultat est loin d’être concluant.
L’illusion médiatique sur la personne de Mélenchon avant la présidentielle avait commencé à retomber le soir du 22 avril. Le 10 juin, malgré l’implantation des élus locaux communistes, le Front de gauche avait déjà perdu plus de la moitié des voix qui s’étaient portées sur lui et subit de lourdes pertes en particulier dans les secteurs traditionnels du vote communiste.
Fustiger le PS pour le tirer à gauche, servir d’aiguillon, comme Filoche de l’intérieur ou Mélenchon aujourd’hui est une chimère ! L’expérience l’a toujours montrée, après 1981 ou 1997 : ces formules se traduisent dans les faits par l’apport d’une caution de « gauche » à la politique de la social-démocratie. L’intéressant maintenant sera de voir la position du FDG sur les mesurettes de Hollande concernant les retraites ou le smig. Mélenchon et le PC avait été très virulents sur la réforme Fillon/Sarko et même si avec la CGT ils avaient savonnés la planche du mouvement en espérant récolter les fruits du mécontentement dans les urnes, ils ne pourront faire l’économie d’une position tranchée sur ces questions. Il en va de leur crédibilité !
Hollande fait partie d’une famille politique qui a accompagné le libéralisme. Le PS a privatisé à tour de bras, et a œuvré avec zèle pour l’Europe du libre-échange et de la finance toute puissante. Mais les temps changent, et aujourd’hui, il porte une lourde responsabilité, son échec à redonner espoir aux français ouvrirait la porte à une droite fascisante en 2017. C’est pour cela que le Front De Gauche porte aussi la responsabilité de la réussite de revendications sociales, et face aux dérives prévisibles du PS il ne pourra pas ménager, comme il en a l’habitude, « la chèvre et le choux », il va lui valoir se positionner, prendre ses responsabilités et faire des choix. La langue de bois de Pierre Laurent affirmant « il n’y aura ni soutien, ni participation, ni opposition » ne peut faire illusion plus longtemps, et traiter le NPA « d’isolationnisme » n’est qu’un moyen pour fuir le débat politique, et siphonner son électorat. Mais cela aussi, ça n’aura qu’un temps !
A droite il y a le ni-ni de l’UPM vis-à-vis du FN, à gauche il y a le ni-ni du PC vis-à-vis du NPA. Le Nouveau Parti Anticapitaliste est désireux de créer un bloc contre l’austérité, un front social et politique pour résister à tous les mauvais coups, et défendre les revendications des uns et des autres. Mais une politique ouvertement contestataire vis-à-vis du gouvernement Hollande n’est pas à l’ordre du jour pour le PC et ses alliés. En outre, les propositions du NPA comme plafonner la rémunération des élus, exiger leur révocabilité, et vouloir que la politique ne soit pas un métier sont difficilement envisageables pour ceux et celles qui en vivent grâcement depuis 30 ans !
Alex CAPUCIN
« La politique est le moyen pour des hommes sans principe, de diriger des hommes sans memoire »…Paul VALERY
Le problème du FDG et d PC est qu’ils n’offrent aucune alternative aux idées « dominantes ». Et c’est en cela que je me sens plus proche maintenant du NPA de Poutou. Mélenchon et le PC s’engouffrent dans toutes les brèches et courent derrière la droite, rivalisant avec elle sur de nombreux terrains. Ils finissent par avoir les même idées que la droite et les socialistes et du coup brouillent le discours( nucléaire, lutte contre la croissance à outrance, laicité, voile…).
Ils se sont laissés entrainer par la droite sur de nombreux terrains et n’offraient rien comme réponse à ceux qui voulaient voir les choses différemment. Moi, personnellement j’ai trouvé des réponses au NPa,même si je préférais nettement LCR mais lui aussi s’est laissé écraser, entrainé aussi dans cette volonté d’ uniformisation de la pensée. Comme si on croyait que les gens ne veulent plus ou ne peuvent plus penser différemment. Pour moi l’abstention vient aussi de ça, en tout cas pour moi, il n’y a pratiquement personne pour offrir autre chose qu’une pensée dominante. Le Fdg, d’après moi aurait plus gagner à s’opposer qu’à s’aligner. En tout as quand tout ira mal in devra y penser si il ne veut pas disparaitre.
Certains cherchent autre chose.