LE GOUVERNEMENT A CHOISI SON CAMP !

Posté par 2ccr le 2 novembre 2014

samba1Alors que l’État vient de distribuer 41 milliards d’euros aux entreprises au titre du « Crédit d’impôt compétitivité emploi », les plans dits « sociaux» s’accélèrent dans toutes les régions de France, au point où l’on est en droit de se demander si cet argent public ne va pas servir en priorité à financer des licenciements !  D’ailleurs, le pin’s « 1 million d’emplois », fièrement porté par le président du Medef cet automne a été fabriqué… en République Tchèque ! Créer un million d’emplois en France : c’était la promesse du Medef de Pierre Gattaz, à condition d’assouplir encore les règles du marché du travail, de supprimer des jours fériés ou encore d’abaisser le SMIC… ; le Medef a bien compris que le gouvernement est à sa botte et que les salariés en passe d’être domestiqués sont complètement passifs et désabusés.

Valls nous explique qu’il faut en finir avec la gauche passéiste, voulant accélérer la casse sociale, alors que de la naissance jusqu’à la fin de vie la pauvreté gagne du terrain dans tout le pays. Valls fait le choix du libéralisme, continuant l’œuvre de Sarkozy, acceptant et permettent que la richesse de quelques-uns s’étale sans vergogne, tout en siphonnant la richesse du pays. L’arrogance des plus riches et l’ivresse bancaire s’affichent avec ostentation relayées par les médias, médias qui font tourner en boucle l’information lorsqu’un « grand patron  » décède d’un accident du travail mais qui ne disent pas un mot sur les centaines d’accidents mortels dont sont victimes de « simples salariés » chaque année. Dans ce cas ce sont des dommages collatéraux et acceptables pour que les profits, les dividendes et les stocks options continuent à être versés !

Pendant ce temps, le gouvernement ose stigmatiser les chômeurs, il masque ainsi les conséquences des politiques libérales qu’il mène sur la hausse du chômage en France. Il facilite les licenciements, y compris dans les entreprises qui font des bénéfices, et applique l’austérité généralisée dans les services publics et pénalise la population. Il ne met en place aucun contrôle de l’utilisation des aides publiques au secteur privé mais renforce le contrôle sur les chômeurs. La folie libérale est en train de ruiner les couches modestes et moyennes dans la lignée de ce qu’a fait R.Reagan aux Etats-Unis et M.Tatcher en Angleterre. Lorsque tout le système social et public sera détruit, il sera très très dur de le remettre en place : le Medef et les financiers le savent et s’en frottent les mains par avance. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer, car ne croyez pas qu’ils sont stupides, ils savent très bien ce qu’ils font et pour qui ils travaillent.

Déjà, selon les estimations d’économistes du CNRS, chaque emploi induit par les précédentes exonérations de cotisations sociales a coûté entre 34 000 € à 42 000 €, et ce coût va  presque doubler avec le Pacte de responsabilité et le CICE, en supposant que ces emplois soient créés, car il sera quasiment impossible de vérifier la réalité des embauches.  D’autre part, exonérations ou pas, les entreprises n’embaucheront pas si leurs carnets de commandes restent vides. Et la Sécurité Sociale risque d’être déstabilisée par plusieurs milliards de ressources en moins. Certains auront beau jeu, ensuite, de critiquer son déficit et son inefficacité, pendant que les employeurs, eux, bénéficient de faveurs : abattements fiscaux, réductions de cotisations sociales, etc. Des faveurs dont le coût sera financé par l’augmentation des taxes sur la consommation comme la TVA qui touchent plus directement les couches moyennes ou populaires. De telles mesures se sont multipliées en Europe du Nord comme dans les pays du Sud, dont certains sont sous la tutelle économique de la Troïka, car l’austérité tue la consommation et la relance !

Dans l’ensemble du monde, c’est le même discours : nous serions tous dans le même bateau face à la crise et aux efforts nécessaires. Cette fable est jour après jour démentie par les faits : les entreprises du CAC 40 ont versé en 2013 43 milliards d’euros à leurs actionnaires (soit 4 % de plus qu’en 2012), et le nombre de ces millionnaires augmente partout, y compris dans des pays où la majorité de la population est dans la misère. Le problème n’est pas seulement que les riches soient riches, c’est aussi que les riches confisquent les institutions politiques à leur profit. Les alternances entre droite et gauche sont donc largement de façade. Mais cela va au-delà : le capital, ce n’est pas seulement des richesses, mais le pouvoir de licencier, de décider de ce qui sera produit et de ce qui ne le sera pas, de fermer une usine pour la rouvrir ailleurs avec des travailleurs plus exploités, le pouvoir de sacrifier la santé des travailleurs et l’écologie aux profits à court terme.

Les inégalités ne sont pas une aberration du système capitaliste mais correspondent à sa logique profonde. Elles ont reculé seulement lorsque ceux d’en bas ont bénéficié d’un bon rapport de forces. Pour le moment le rapport de force est en faveur de la classe dominante, d’où le constat cynique du multimilliardaire américain Warren Buffett : « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui a mené la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » . Il faut bien comprendre que nous ne sommes plus sur des questions politiques ou économiques, mais strictement sur des positions idéologiques ! Dans cette lutte des classes sans merci, le gouvernement PS au pouvoir a choisi son camp !

C. PADUFLAN

Lire : AUX FOUS ! AUX VOLEURS !

 

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