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LE MOUVEMENT COMMUNISTE : Pourquoi, en France, est-il aussi déconnecté des masses ?

Posté par 2ccr le 14 juin 2015

 a-teteLe PS est un parti du capital au même titre que l’UMP, c’est-à-dire qu’ils sont les partis des multinationales. La forme de pouvoir de la dictature du capital est la mystification de la politique droite/gauche. Peu importe qui est au pouvoir, UMP ou PS, puisque se seront les multinationales qui dirigeront. Le PCF est l’aile gauche du PS des multinationales et empêche de ce fait la création d’un véritable parti communiste révolutionnaire. Car, le PCF n’est plus communiste et usurpe ce nom en nourrissant ainsi la dictature du capital.

Il existait, à l’époque de Thorez et de Duclos, un parti communiste fort, trouvant écho dans les masses. Il était doté d’une jeunesse communiste, qui recevait une éducation véritablement communiste, et, de ce fait, une jeunesse liée à la classe ouvrière. On parle ici, évidemment, de l’époque où le PCF n’avait pas abandonné la classe ouvrière et le prolétariat. Le PCF et sa jeunesse avaient pour guide idéologique le Marxisme-Léninisme. C’était la jeunesse communiste révolutionnaire d’avant les mutations du PCF. Elle avait un sens de classe, avait l’objectif d’aider son parti à guider les masses vers leur émancipation. La jeunesse révolutionnaire communiste croyait à la révolution, mais, après des années d’opportunismes et de révisionnismes, la JC n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son objectif n’est plus l’émancipation de la jeunesse par la révolution socialiste, mais de simples réformes sociales et démocratiques sans remettre en cause les fondements du capitalisme.

Les dégâts dans la jeunesse ouvrière ont été incommensurables. Le PCF a abandonné la classe ouvrière et cette trahison a entraîné dans sa chute sa jeunesse communiste militante. Dans les années 1990, le PCF entraînait celle-ci dans une social-démocratisation qui consolidait le courant opportuniste-révisionniste à l’intérieur du parti. Certain dirigeant du PCF sortait alors du parti pour reconstruire un parti communiste de l’extérieur, car l’institutionnalisation du courant opportuniste-révisionniste empêchait le changement du parti de l’intérieur….ce qui est toujours le cas.

Le processus de liquidation du PCF s’était déroulé sur une trentaine d’années. Il avait commencé avec l’abandon de la dictature du prolétariat. C’est George Marchais qui avait annoncé son abandon à la télévision, en 1976. Rappelons que, Lénine, disait: «seul est Marxiste celui qui étend la reconnaissance de la lutte des classes à la reconnaissance de la dictature du prolétariat».

Après cette trahison, le PCF abandonnait la classe ouvrière. Il défendait ainsi «le peuple» ou «les gens», prônait le parlementarisme comme forme principale de lutte, s’exonérant ainsi des luttes extra-parlementaires, prônait la conciabilité des classes (d’où la défense «du peuple» ou «des gens» et non de la classe ouvrière) qui, en réalité, ne peuvent pas être conciliables. Mais c’était aussi l’abandon de la nécessité d’une révolution non pacifique, l’abandon des ouvriers à l’intérieur des entreprises, renforçant au passage le pourrissement du syndicalisme. Il s’ensuit que le PCF ne défendait plus l’idée de la destruction du mode de production, mais de sa modification par addition de changement : c’est le social-réformisme. Abandon du Marxisme-Léninisme comme guide idéologique et adoption du «socialisme aux couleurs de la France», jetant aux décharges de l’oubli le concept de socialisme-communisme.

Surtout, cette trahison était liée à l’abandon de l’analyse matérialiste de l’Etat, d’ailleurs insuffisamment maîtrisée par le PCF dès sa création.

Le Marxisme-Léninisme a pour base le matérialisme dialectique, la force qu’un communiste révolutionnaire détient dans son analyse du mouvement dialectique. L’abandon de l’analyse matérialiste de l’Etat a renforcé le retour de l’idéalisme dans la jeunesse militante, consolidant ainsi leur social-réformisme. La D.D.P (dictature du prolétariat), est la forme d’expression de classe du prolétariat, et en l’abandonnant, on s’exonère d’une analyse juste de l’état bourgeois comme étant l’outil de domination de sa classe.

Le PCF entraînait, intentionnellement, sa jeunesse vers la ligne politique adoptée lors du 20e congrès du PCUS (parti communiste d’union soviétique). Ce congrès avait été initié par Khrouchtchev, où il prônait une «voie parlementaire et pacifique au socialisme». Evidemment, cette voie conduisait à une entente avec la Social-Démocratie.

Dans les années 1960, la jeunesse du PCF, toujours bloquée par le doute, était englobée dans les changements néfastes de son parti. Le PCF avait choisi une alliance avec la SFIO (actuel PS). L’opportunisme-révisionnisme du PCF continuait son cheminement destructeur pour la classe ouvrière, en affirmant une alliance nécessaire avec la social-démocratie. Ils s’étaient entendus pour un programme qui mènerait vers une «transformation démocratique et sociale», afin d’atteindre la voie du socialisme. Le communiste «acceptable» pour la classe bourgeoise était né. D’où les mots d’ordres tel que «l’humain d’abord» !

Le PCF et sa jeunesse, dans ces conditions qui consolidaient les chaines de la classe ouvrière à ses exploiteurs, ont décidé de vendre leurs principes à l’ennemi. La cristallisation de l’opportunisme-révisionnisme dans le PCF, ainsi que l’abandon de tous ces fondamentaux de luttes, de leurs principes, ont engendré leurs extensions néfastes dans tout le mouvement communiste de France. Le socialisme n’était plus le but principal, l’essentiel, et il s’ensuit que l’idée d’une «étape intermédiaire» a imbibé le mouvement communiste de France.

L’étatisme est la principale théorie opportuniste dans celui-ci. Cette théorie a des conséquences néfastes pour la classe ouvrière, car les jeunes militants sont éduqués dans le cadre de cette étape intermédiaire. C’est-à-dire qu’ils sont éduqués dans la perspective d’alliance avec la social-démocratie, détachée de la question de la révolution socialiste. Les jeunes n’adhèrent plus dans un parti de révolutionnaires, mais dans un «parti de gauche».

Les jeunes militants ont été déformés idéologiquement par plus de quarante années d’opportunisme et de révisionnisme. A l’image du Front de Gauche, qui assume de passer par «une révolution par les urnes» ! La classe ouvrière est sans parti, et il est plus que temps qu’elle soit dotée d’un véritable parti communiste révolutionnaire, marxiste-léniniste, reconnu par elle comme son avant-garde.

D’ailleurs, dans le mouvement communiste en France, ces derniers temps, ce «vide idéologique» a été démasqué sur le plan géopolitique. Le manque de connaissance du matérialisme dialectique additionné à l’opportunisme-révisionnisme a engendré des défaillances d’analyses graves. La France est avant tout un pays impérialiste, qui se nourrit de la misère des masses dans leurs colonies. Le drapeau tricolore est taché du sang du prolétariat des pays exploités.

Les deux défaillances d’analyse graves sont :

  • 1-Sur l’impérialisme: les contradictions inter-impérialistes démasquent l’opportunisme contemporain. Notamment sur la question de la Chine et la Russie. Ces deux pays défendaient la Syrie, en s’opposant à l’impérialisme des Etats-Unis et des pays de l’EU, tel la France. Mais, la Chine et la Russie de Poutine, ne défendaient pas la Syrie sur des bases anti-impérialistes, mais sur les bases de leurs intérêts capitalistes. En se positionnant pour la Chine et la Russie de Poutine, ils se positionnaient donc pour le capitalisme contre le prolétariat !
  • 2-La question de la sortie de l’Union Européenne: Certaines organisations ont adopté une «étape nationale» pour sortir de l’UE, mais détachée de la lutte pour le socialisme. En d’autres termes, il faudrait sortir de l’UE sur des bases nationales, et ensuite seulement, on adopterait comme axe central, la lutte pour la révolution et le socialisme. Le PCF et le PGE, eux, défendent l’UE des monopoles et propagent des illusions telles que «l’Europe Sociale», etc.

Penser sortir de l’UE dans le cadre existant, c’est créer des illusions sur un «altercapitalisme» ou un capitalisme national, ayant le même contenu de classe. D’ailleurs, cela ressemble, étrangement, à la théorie de Proudhon : cette théorie disait qu’il y avait «le bon capitalisme», c’est-à-dire celui à investissement productif, et le «mauvais capitalisme», celui à investissement spéculatif.

La question de la sortie de l’UE doit être liée à la question de la révolution socialiste, la lutte anti-impérialiste, et la lutte contre l’UE des monopoles.

Il s’ensuit une question : Quelles sont les classes antagonistes?

Les classes antagonistes sont la classe bourgeoise et le prolétariat en contradiction inconciliable. La construction d’un parti est essentielle, car il sera «l’accoucheur» d’une nouvelle société.

Il s’ensuit qu’il ne peut pas y avoir d’Etat intermédiaire entre l’Etat bourgeois et l’Etat prolétarien. L’Etat prolétarien, de par un processus déterminé et dans une période non définie, s’éteindra, dans le même temps que s’éteindront les contradictions de classes antagonistes, afin de laisser la place au communisme. Nier cela, c’est nier le Marxisme-Léninisme et, donc, abandonner la classe ouvrière et le prolétariat. La dictature du prolétariat est la seule réponse possible à la dictature bourgeoise, et cela ne peut se réaliser que par la révolution socialiste, sans étape intermédiaire.

La jeunesse prolétarienne considère que le révisionnisme est l’ennemi du progressisme. Le parti de la classe ouvrière doit être progressiste et guider la classe vers son émancipation. Le progressisme du parti de la classe, doit être basé sur les principes Marxistes-Léninistes.

La jeunesse de ce pays a été plongée dans le bain acide du capital. Chômage, travail précaire, études qui ne mènent à rien…  Le capitalisme absorbe le dynamisme de la jeunesse pour extorquer le profit, la plus-value et la laisse dans sa galère. La jeunesse est enchaînée au piège de la consommation. Quand elle prend la décision de militer, elle est déformée idéologiquement. La dégénérescence du capitalisme engendre chez les jeunes une consommation de drogue et d’alcool, qui les rendent manipulables et flexibles pour le capital.

Combien sont-ils à vivre dans la misère et à se demander, pourquoi eux et leurs enfants, bénéficient à peine de ce qu’il leur faut pour vivre?

En face d’eux, en réponse à cette question, c’est une mystification de la politique droite/gauche, une alternance du pouvoir PS /UMP. La même classe bourgeoise. Certains ont compris toutes ces contradictions, et ils se présentent tels  des représentants des intérêts de la jeunesse. Sur ce terreau fertile de la misère, pousse une semblance de contradiction avec le gouvernement bourgeois en place. Des «beaux parleurs», tel A. Soral, attirent la curiosité de la jeunesse et, de par leur talent d’orateurs, ciblent la jeunesse pour consolider les chaînes de ces jeunes avec le capital. Ou alors, certains jeunes, parfois même issus de l’immigration, font des «quenelles» !

Ceux qui manipulent ces jeunes sèment la confusion dans cette jeunesse et ils sont des éléments de conservation du capitalisme. Ils veulent enfermer la jeunesse dans le cadre du social-réformisme, sans remettre en cause les véritables racines de tout ce mal : le capitalisme. Le mode de production capitaliste est la base sur laquelle s’élève une superstructure qui en est le reflet. La lutte contre les reflets n’a aucun effet, si on ne s’attaque pas à sa base, c’est-à-dire le mode de production du capital. Les «Soralien» et les «quenelles» sont utiles pour le capitalisme et sont une condition de conservation du mode de production bourgeois.

Cette confusion, intentionnellement créée, poussant la jeunesse dans les bras de l’ennemi, sont les résultats, entre autres, de l’absence d’un véritable parti communiste révolutionnaire. Mais ces contradictions pousseront les masses à percevoir tous les mensonges dont ils sont les victimes. La classe ouvrière et le prolétariat s’émanciperont, guidés par leur avant-garde, et agiront sur les rapports de production capitalistes existants.

Nous sommes progressistes, analysant les conditions objectives de l’instant, et nous ne vendrons jamais nos principes à l’ennemi. Le PCF usurpe le nom de communiste et donne à manger à la classe exploiteuse. Le PCF a trahit la classe ouvrière et la laisse sans défense.

La réponse à la dictature du capital est le pouvoir de la classe ouvrière selon nos enseignants : Marx et Engels. La révolution violente est la seule réponse possible pour renverser la dictature du capital. Avec Lénine pour modèle et le Ché pour inspiration, la jeunesse peut changer le cours de l’histoire.

A bas la classe capitaliste !

D’après Jimmy dalleedoo

« L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’épée à la main, ça c’est l’adversaire. L’ennemi c’est celui qui est derrière toi, un couteau dans le dos »… Thomas Sankara

Et sur la gauche en général …

3 Réponses à “LE MOUVEMENT COMMUNISTE : Pourquoi, en France, est-il aussi déconnecté des masses ?”

  1. Philippe30 dit :

    Le PCF a été mis en minorité par la baisse de l’industrialisation en France , la baisse des grandes causes ouvrières se sont taris avec la fin des mines , de la sidérurgie et des grandes industries pourvoyeuses de revendication.

    Le PCF a tenté une mutation pour ne pas disparaitre ayant perdu une grande partie de son électorat traditionnel , cette mutation n’a pas fonctionné et le PCF ne cesse de décliner face à l’individualisation de la société , la lobotomisation exercer par la TV , la société de consommation de masses alimentées par le crédit rendant les gens dépendant d’un salaire sans pouvoir conduire des revendications et des grèves.

    Une grève aboutissant aujourd’hui à un blocage de la production et un chantage à la délocalisation de l’entreprise.

    L’ensemble de ces éléments , individualisme , mondialisation , délocalisation rendent les luttes , la puissance du PCF et celles de syndicats sans force face au capitalisme mondial

    Philippe

  2. jeanlouis dit :

    J’ajouterai au précédent commentaire que le sanglant passé des régimes dits « communistes » en ex union soviétique, en Chine et des Kmer rouges au Cambodge, ont terni à jamais le communisme. Difficile après ces affreuses périodes de l’histoire, de relever le drapeau frappé du marteau et de la faucille.

  3. Florent dit :

    @jeanlouis

    Le révisionnisme consiste précisément a désavouer notre histoire.

    Regle numero 2 de l’anticommunisme: Rappelez que chaque mort non-naturelle qui a eu lieu sous un régime « communiste » est attribuable exclusivement aux dirigeants de l’état, mais aussi au marxisme comme idéologie. Ignorez les morts survenues pour les mêmes raisons dans les états non-socialistes.

    Regle numero 7 : Citez le chiffre de morts massifs en ignorant la démographie ou la cohérence. Trois millions de morts de faim ? 7 millions ? 10 millions ? 100 millions ? de morts au total ? Vous n’avez pas besoin de comparer ces chiffres avec quoi que ce soit, ce qui est bien, car vous n’avez probablement aucune donnée sous la main.

 

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