France : Que faire de la dette ?

Posté par 2ccr le 6 septembre 2015

 a-detteTout se passe comme si la réduction des déficits et des dettes publiques était aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. La baisse des salaires des fonctionnaires, ou le pacte dit “de responsabilité” qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, sont justifiés au nom de cet impératif.

Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques.

Mais ce discours ne résiste pas à l’examen des faits. Un rapport indépendant montre que l’augmentation de la dette de l’Etat – qui représente l’essentiel, soit 79 %, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses puisque leur part dans le PIB a chuté de 2 points en trente ans. Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’Etat s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’Etat dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.

Si l’Etat, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.

C’est ensuite parce que les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de “franc fort” pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un “effet boule de neige” qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.

Si l’Etat, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel. L’impact combiné de l’effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique est majeur : 53 % du PIB (soit 1077 milliards €). Si l’Etat n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % comme le montre le graphique ci-contre.

Au total, 59 % de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs.

Devant l’offensive néolibérale sur la dette et la propagande des divers gouvernements successifs et du Medef, parfaitement relayée par les médias,  il est indispensable d’entendre d’autres sons de cloche et de se faire une autre idée des réalités ; c’est pourquoi  je vous incite à lire cette petite série d’articles ICI et aussi à cette adresse LA.  Il est important de relayer ces messages autour de vous afin que chacun s’empare du problème et ne se laisse plus berner par l’idéologie dominante et la pensée unique.

Comment peut-on croire un instant que des banques et des institutions financières livrées à elles-mêmes sans aucun contrôle vont agir pour le bien être des peuples ? Il faut faire preuve d’une singulière naïveté pour le croire, à moins qu’il ne s’agisse plutôt d’une formidable hypocrisie qui consiste à répandre ce genre d’info, dont il est plus qu’évident qu’elle est d’un non sens total. Ces banques et institutions financières privées, libérées de tout contrôle étatique, vont s’empresser d’agir pour s’enrichir au maximum et sans aucune considération pour les dégâts provoqués par leurs activités.

Ce qu’il y a de désespérant ce n’est pas tant que la majorité de la population ai complètement intériorisé la propagande de l’idéologie dominante, mais c’est aussi que le système mis en place dans les « grandes écoles » soit complètement entre les mains d’idéologues qui forgent les esprits de notre future « élite ». De fait, l’on forme des gens qui sont incapables d’avoir d’autres idées que celle promulguées par le système et donc complètement incapables d’imaginer autre chose que celle qu’on leur a « rabâché » au cours de leur formation !

Si l’on ne fait rien, inexorablement nous nous dirigeons vers un monde  effroyable et impitoyable où le peuple ne sera considéré que comme une quantité négligeable, corvéable à merci, et où sera décidé, dans quelques hautes sphères, l’élimination, d’abord sociale et ensuite physique, de tout opposant. A chacun de réfléchir et de s’informer pour ensuite agir, car l’on ne peut pas constamment se réfugier dans l’ignorance pour ensuite dire l’air étonné que l’on ne savait pas !

D’après un article paru sur Anti-K

 » L’argent et les marchandises circulent librement dans un monde où les frontières séparent les hommes. »A.NONYME

Une Réponse à “France : Que faire de la dette ?”

  1. bigot dit :

    comme pour les dettes des crédits des humains pauvres qu’ on les vende a de gros cabinets de recouvrement dirigés par des « avocats d’affaires » qui essayent par tous les moyens de se faire payer avec l’aide de l’état et sa police-gendarmerie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    les dettes s’achèrent se vendent et se revendent multipliant pénalités et intérets

 

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