ESCLAVAGE : on va quand même pas le rétablir ?

Posté par 2ccr le 16 octobre 2015

 retablirL’esclavage existe depuis des milliers d’années, alors, pourquoi a-t-il disparu si rapidement du monde occidental entre 1830 et 1900 ? Est-ce que les maîtres sont devenus subitement bons ? A mon avis l’arrivée de la machine à vapeur et des machines utilisant le pétrole ont rendu l’exploitation des esclaves non rentable. Et au État Unis, les capitalistes ont accepté la fin de l’esclavage en partie aussi parce qu’ils avaient trouvé mieux : les migrants.

Ce sont les Yankees à New York qui ont observé l’arrivée de ces vagues d’Européens, qui étaient gratuits (pas d’investissement en capital, ils paient leur voyage), et ne nécessitaient pas de maintenance (ils crèvent, ils sont remplacés). Il fallait les payer, mais les salaires pouvaient être contenus en s’assurant de l’arrivée régulière de nouveaux migrants et d’un “bon” niveau de misère générale (style Dickens). Au total, les migrants étaient moins chers que les esclaves. Ceci pour dire que si l’esclavage a été aboli pour des raisons capitalistes, et non morales, il peut tout aussi bien être rétabli un jour s’il devient soudainement plus rentable que les migrants.

Actuellement, il est  bien plus intéressant d’avoir des salariés corvéables à merci. En effet, on n’a pas à les nourrir, les loger, les vêtir, etc. ! C’est beaucoup plus économique comme ça ! On peut les virer quand ça nous chante! On n’a même pas besoin de les entraver avec des chaînes pour qu’ils restent à notre service, puisqu’ils se battent entre eux pour venir travailler chez nous comme des esclaves ! Elle n’est pas belle la vie des capitalistes ! Surtout ne changer rien ! C’est parfait comme ça. “Nous” avons des moutons biens dociles que nous avons conditionnés à obéir aveuglément à l’autorité, sans poser de question, dès leur plus jeune âge, à l’école.

Mais le problème, avec la main d’œuvre, c’est que même très docile, il peut y avoir parmi eux des fauteurs de trouble, des empêcheurs de tourner en rond, capable de monter la tête au reste du troupeau. Même si l’on a tout fait pour marginaliser les syndicats et les partis dit « d’extrême gauche », il y a un risque potentiellement présent de révolte ou tout du moins de contestation. Non, l’idéal dans l’absolu, c’est de se passer de main d’ouvre sous quelle que  forme qu’elle soit : esclavage librement consenti ou forcé. Il faut donc produire plus avec moins, avec de moins en moins, en excluant une multitude toujours plus grande du « marché du travail ». Il est impératif de faire bouger les lignes, d’aller de l’avant … d’ailleurs toutes les fameuses réformes auxquelles les français seraient frileux sont faites pour ça !

Si l’énergie et la technologie permettent une meilleur productivité, cela ne remplace pas la main d’œuvre, du moins pas complètement, pour cela il faut encore attendre la prochaine révolution robotique. La globalisation, fabriquer ailleurs où la main d’œuvre est moins chère est aussi une réponse au fameux problème du coût du travail que le capital essaie de résoudre de manière toujours plus violente. La robotisation complète pourrait peut-être résoudre ce problème en rendant soit l’homme obsolète pour les “0.001%”, soit oisif si les 99.999% décident de ne pas se laisser obsolètiser.

Nombreux ici sont ceux qui diront et alors ? Qu’on en finisse. Allons vers le chaos, quand nous toucherons le fond nous finirons bien par réagir. Outre que je pense qu’il vaut toujours mieux agir que réagir, Je crois que c’est également très mal mesurer la longueur et la violence de la dégringolade, et manquer singulièrement soit d’imagination soit d’expérience quant au chaos. Même le dernier d’entre nous a encore beaucoup à perdre en France. Il nous reste encore beaucoup que nous pourrions sauver plutôt que de baisser les bras simplement parce que le système est bien fait pour nous tenir hors du jeu. Ce n’est pas une raison pour acquiescer et faire semblant de ne pas vouloir jouer.

Demain nos enfants nous demanderons où nous étions quand une succession de gouvernements ont mis en place le travail obligatoire et gratuit ou mis fin à la sécurité sociale, etc… Pour nous dédouaner, dirons-nous simplement  que nous n’avons pas cautionné ? Marie-France Garaud a cent fois raison lorsqu’elle dit : “Ceux qui ont raison, ce sont ceux qui exercent le pouvoir. Tous les autres ne comptent pas !” … il ne tient qu’à nous de la faire mentir !

M.CAPUCIN

A propos … en faisons nous parti ?

Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère.”…- Jean Jaurès, discours “Pour un socialisme douanier”, 17 février 1894

7 Réponses à “ESCLAVAGE : on va quand même pas le rétablir ?”

  1. BIGOT DIT ARPONTAR dit :

    MAIS SI MAIS SI !!!!!!!!!!!!

    quand on voit ce que le gouvernement gobe : 2 chemises de luxe déchirées a roissy. 20saLariés menacés de licenciement le DRH a vait créé une cagnotte de 150 millions d’euros ca fait cher de racheter des chemises de luxe pour les cadres et qui est son remplacant : le directeur du cabinet valls avec macron et lui on peut s’attendre a tout!!!! VIVE LE RIPOUBLICAIN PS

    les immigrants comme en DEUTCHLAND SERONT PAYES 600 EUROS MOIS AVEC OU SANS SECU ET RETRAITE !!!!c’est le début de la mise en place DE L ESCLAVAGE car leurs enfants auront le choix: rester en france comme esclaves ou DEGUERPIR dans leurs pays d’origine ou ils seront traités / taillables et corvéables a merci !!!
    ou COMME CIBLES VIVANTES LORS DE CHASSES A L HOMME : les fauves auront disparu dans des SAFARIS POUR OLIGARQUES ( genre ex roi d’espagne !!!!)
    LES DERNIERS SYNDICALISTES FRANCAIS AURONT LE CHOIX ESCLAVES OU SERFS !!!

    que vivent les bobosps et les ripoublicains LA CHASSE AUX SYNDICALISTES ET SALARIES A COMMENCE GARE AUX BALLES DOUM DOUM LAVRILLEUX ( ex ripou repentant ) SERA LE PROCHAIN FAUVE A ETRE ABATTU !!!!!!!!!!!

  2. binnemaya dit :

    ma modeste améliorable petite analyse:
    Toute les révolutions ont leur genèse dans l’arrogance et l’avidité sans fin des puissants du moment qui a un instant T de l’histoire humaine devient insoutenable par le peuple qui soudainement ouvre les yeux sur la réalité de son sort.
    En 1789, la révolution bourgeoise des commerçants qui ne supportant plus l’arrogance des nobles alors qu’eux avaient l’argent décida de prendre le pouvoir et pour ce faire instrumentalisa a son propre profit la belle idée de « démocratie » en installant une république qui n’avait de républicain que le nom car pour prendre le pouvoir il faut le soutient populaire sans lequel il ne tiendrai pas dans la durée. Et quoi de mieux que la fable de la démocratie pour enfumer le peuple.
    En 1871, un nouveau risque pointait c’était le communisme théorisé par Marx etc et prenant corps dans la commune de paris il fallut inventer une nouvelle fable pour ne pas perdre le pouvoir ce fut la « sociale démocratie » qui permit a nouveau de reprendre la main sur le discours politique en cédant quelques miettes qu’on nommera plus tard « acquis sociaux » et que depuis ils (les possédants) n’ont de cesse de vouloir reprendre au peuple.
    En 1945, les communistes ayant forcer le respect en organisant la résistance et se sacrifiant pour la liberté du peuple face a la barbarie nazi organisé et rendu possible par le capital toujours a la recherche du Saint Graal du rendement sans fin et sans limite ont crée une brèche pré-révolutionnaire en créant la Sécurité Sociale qui devait a l’époque permettre de sortir du capitalisme responsable de deux guerres mondiales mais ce fut de courte durée car a peine remit du chaos engendré par la guerre le Capital reprit le combat idéologique en inventant une nouvelle fable « la liberté » enfin surtout la sienne.
    Malheureusement le pouvoir rendant fou et la chute du concurrent au fascisme nazi faussement nommé « communisme » l’aidant, libéra surtout la folie du capital qui porte en elle celle des Hommes.
    Mais la partie n’est pas terminé et l’espoir renaît de ses cendres a travers Bernard Friot et son « salaire à vie » (a ne pas confondre avec revenu de base)qui si nous savons mener la bataille idéologique actuelle nous permettra de sortir de l’aliénation du capital sinon nous retomberons dans une période où l’esclavagisme nous sera présenté comme l’est le capitalisme aujourd’hui non négociable car sacralisé.

  3. Dominique dit :

    Comment, l’esclavage est aboli ?
    C’est quoi alors le traitement infligés aux constructeurs des tours de Dubaï ?

  4. Daniel S dit :

    Juste deux ou trois remarques pour compléter l’article.

    Il est bien évident que l’abolition de l’esclavage aux USA par delà les mots s’appuyant sur la bonne conscience ou le sursaut de morale religieuse, correspond à un intérêt économique : tous ces gens « libérés » vont se présenter sur un « marché du travail libre », qui dans son fonctionnement logique induira une pression à la baisse des salaires ( pression accentuée effectivement par l’arrivée de migrants). Point de morale citoyenne, mais un vulgaire intérêt économique. Mais aujourd’hui encore les pouvoirs politiques pratiquent une « morale » à géométrie variable dans les relations internationales par exemple : quelques promesses de millions d’€ de contrats jettent du brouillard sur les perceptions. Les salariés d’Air France sont des voyous, mais les assassins d’Arabie Saoudite des partenaires commerciaux. Morale vous avez dit.
    Il est de ces mots, vidés de leur sens, qui continuent à nous être assénés pour mettre fin à toute discussion: ils ne sont plus analysables ni même susceptible d’être questionnés.
    Il en va de même de « productivité », concept creux placé à toutes les sauces et dont bien peu de personnes sont susceptibles d’en proposer une définition opératoire et d’en valider l’utilité si on se dégage de la gangue de la pensée économique libérale.
    Tout autant que le nébuleux « coût » du travail. Qui pourra dire par quel tour de passe-passe sémantique, le « prix » du travail ( seul intrant -comme ils disent- qui crée la richesse) , peut être qualifié de « coût » quand le dividende est qualifié lui de… de quoi au juste? Le bon terme est « vol » : mai c’est indicible !!!
    Pour en revenir à l’esclavage, il ne va pas revenir : il est là, sous un autre vocable,( car le concept d’esclavage n’est pas lié à la seule liberté, il contient aussi la soumission, la réalité d’action sur la vie (ou la mort), l’appropriation par le maître du fruit du travail). N’oublions jamais que des salariés meurent de leur travail ; n’oublions jamais qu’ils subissent dans le contrat de travail une obligation de soumission ; n’oublions jamais que pour beaucoup, la contrepartie du travail n’est qu’un salaire de misère permettant juste de couvrir des besoins vitaux ( mais oui, que peut-on faire d’autre lorsqu’on perçoit 6 ou 700 € par mois ): Ce sont les moyens dont disposaient les esclaves : de quoi survivre pour retourner au travail le lendemain !!! ( bien sûr certains diront qu’aujourd’hui ils y vont en voiture – extraordinaire pouvoir de captation et d’orientation du désir par le capitalisme pour que s’installe la « servitude volontaire ». Capitalisme de la s’duction écrivait Michel Clouscard dans les années 60.
    Et osons affronter ces paroles récentes d’un membre du MEDEF pour qui, le travail des enfants n’est pas une chose abominable et peut avoir son utilité.
    Retour de l’esclavage dites-vous ? Le terme « retour » convient-il vraiment?

  5. colere 48 dit :

    Il y a de nos jours près de 36 millions d’esclaves dans le monde !!

    « Hommes, femmes ou enfants, près de 36 millions de personnes sont victimes d’esclavage dans le monde, et plus de la moitié le sont dans cinq pays : l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Ouzbékistan, révèle lundi une organisation de défense des droits de l’Homme. Selon une enquête « l’esclavage moderne est présent dans l’ensemble des 167 pays » couverts par l’étude : il peut s’agir de traite d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.

    L’organisation a comptabilisé 35,8 millions de personnes réduites en esclavage, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2013, non pas à cause d’une explosion du nombre de cas, mais en raison d’une meilleure méthodologie. L’Afrique et l’Asie rassemblent une grande partie des pays où les « esclaves » sont les plus nombreux. Cinq pays concentrent à eux seuls 61% des personnes exploitées : l’Inde, où « existent toutes les formes d’esclavage moderne », arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine, (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l’Ouzbékistan (1,2) . Suivent le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Indonésie, le Bangladesh et la Thaïlande.

    Si l’on examine le pourcentage de la population réduite en esclavage, la Mauritanie connait la plus forte proportion de victimes d’esclavage moderne (4%). « L’esclavage est enraciné dans la société mauritanienne », où les « Maures noirs », descendants de Noirs asservis par les Arabes berbères arrivés en Mauritanie au XIe siècle, continuent de servir de génération en génération les « Maures blancs ». « Le statut d’esclave est héréditaire », souligne le rapport. »

  6. Jean Keim dit :

    L’esclavage fut aboli notamment pour que les biens produits par la mécanisation trouvent des acheteurs, ce que ne peuvent-être des esclaves qui sont par nature non salariés.
    Le système est pervers, il rétribue ses travailleurs un peu au-dessus du seuil de pauvreté et ainsi il peut leur revendre sa production tout en faisant du travail une nécessité occupant tout le temps disponible. Avec le temps et les évolutions des consciences, les exploiteurs durent lacher du lest mais sur le principe, le travail c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, certains esclaves de l’antiquité qui avaient un bon maître avaient une qualité de vie plus enviable que certains salariés actuels.

 

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