LA REVOLTE DES SDF

Posté par 2ccr le 8 décembre 2015

chiffreLe nombre d’exclus augmente jour après jour, et les médias et nos politiques continuent à nous vendre les vertus du système dans lequel nous nous enfonçons inexorablement. Malgré la paupérisation d’une grande partie de la population, chacun accepte son sort, il n’y a pas de révolte significative. Talleyrand disait « les mécontents, ce sont les pauvres qui réfléchissent », faut croire que « l’abrutisation » programmée via la télévision et les bonnes paroles des « peoples » issus du star système font que les pauvres ont arrêté de réfléchir !

Nombres d’attaques menées contre les salariés, les familles, les retraités ou les jeunes auraient été impossibles il y a 40 ans, la réaction de la population aurait été immédiate. Le « tous ensemble » n’était pas une utopie. Bien sûr il y a toujours eu des vendus, ceux qui collaborent, mais cela est encore une autre histoire. Pour parvenir à ses fins, le système capitaliste et ceux qui en tirent les ficelles, ont réussi à briser toutes les solidarités, encenser la réussite personnelle et le chacun pour soi.

Aujourd’hui, il y a des gens qui travaillent et qui sont pauvres, qui dorment dans leur voiture et mangent aux restos du cœur ! Il y a des gens qui survivent avec des contrats précaires et des payes de misère. Des gens qui vont travailler la peur au ventre et qui acceptent des conditions de travail déplorables, pour ne pas perdre leur emploi. Il y a des étudiants, des retraités et des chômeurs qui, à la fin des marchés, ramassent ce qui reste dans les cartons abandonnés, avant que le service de la voirie ne les mette à la décharge. Et pourtant la France n’a jamais été aussi riche, elle figure même au troisiéme rang mondial des millionnaires, mais c’est aussi huit millions de pauvres, trois millions de précaires, trois millions de temps partiels, cinq millions de chômeurs, et des salaires de misère pour la majorité des salariés !

On est passé de quelques milliers de chômeurs à plusieurs centaines de milliers, et maintenant ce sont des millions de sans-emploi qui sont la norme. Peu à peu personne ne peut prétendre y échapper, c’est rentré dans le subconscient de chacun, savamment distillé par la propagande de nos élites. Lorsque l’on se suppose du côté des « winners », on prétend qu’il y a des fainéants, que « lorsque l’on veut, on peut », et on accepte toutes les régressions sociales pour espérer échapper au fléau…, mais de plus en plus nombreux sont ceux qui se retrouvent sans emploi.

Une fois exclu, on risque de se retrouver à la rue, et on devient SDF. Dans ce nouvel univers, on s’aperçoit très vite qu’ici aussi ce n’est pas la solidarité qui domine mais plutôt le chacun pour soit : le système a gagné. Les exclus sont occupés à survivre et non à faire la révolution ! Et pourtant, si tous les laissés pour compte, ceux qui n’ont plus rien à perdre décidaient de ne plus vouloir mourir de faim et de froid, que risqueraient-ils ? Rien !

Imaginez, des bandes organisées, solidaires, de plusieurs centaines ou plusieurs milliers de SDF partout en France envahir les grandes surfaces et manger sur place, le soir rentrer dans les hôtels, les halls des grandes entreprises pour y dormir et prendre leur douche. Qui pourrait les arrêter, les vigiles, la police, la gendarmerie… et après ? On ne peut pas les mettre en prison, elles sont pleines et de toutes façons, en attendant, ils seront nourris et au chaud, mais pendant ce temps là les autres à l’extérieur continueraient d’envahir hôtels et grandes surfaces, puis feraient le siège des médias pour dénoncer leur situation. Le nombre fait la force, mais c’est la solidarité et la prise de conscience qui en sont le ciment. Les exclus et tous ceux qui n’ont plus rien à perdre représentent une puissance dont ils n’ont pas idée, ils peuvent prendre les trains d’assaut pour se retrouver tous à Paris et marcher sur l’assemblé nationale ou l’Elysée… Organisés et solidaires, ils peuvent tout se permettre !

Maintenant, nous ne sommes pas obligés d’attendre d’en arriver là pour se bouger, car quand nous serons à la rue, nous ferons comme tout le monde, nous essayerons de survivre…c’est tout !

Lire également : LES PAUVRES MÉRITENT LEUR SORT

« La pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique »…C.PADEMOI

4 Réponses à “LA REVOLTE DES SDF”

  1. ARPONTAR dit :

    MEME LE PARTI DES SOTS (ps ) ne fait pas grand chose pour les SDF !!!!

    bande de connards !!!!! il y a meme des enfants qui dorment dans la rue!!!!!

    un pays qui maltraite ainsi ses enfants et ses vieux en EHPAD/MOUROIRS ne merite qu ‘une DIRECTION NAZIE CELLE DU F……..HAINE et de marine la poivrote §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

    marine instaurera l’alcool gratuit pour les SDF

  2. ARPONTAR dit :

    bravo pour le chapitre IMAGINEZ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  3. Jean-Baptiste dit :

    Je me dis juste que les Maîtres de l’Empire ont su recréer des Ghettos où à l’inverse d’une certaine période malheureuse de la triste Histoire Humaine, ceux qui y sont enfermés se croient libres en ayant accès, pour le moment encore pour une partie, à leur société de Consommation bien aimée.

  4. H.Turner dit :

    Bonjour,
    Je suis en retard sur votre article,mais j’y adhère complétement.Hier j’ai posté un commentaire sur agoravox.Je déplorais que le misérabilisme perdure,par l’intermédiaire des associations soient disant bienfaisantes.Dans un avenir ,Il y aura un temps ou il y aura plus de gens dans les rues!qu’ailleurs.
    Alors faut-il répondre a cela comme au XIX siècle,pour la paix de son esprit ? Ne rien faire,de peur que cela ne change son cours de vie,les enfants et les petits enfants ne sont qu’un prétexte pour notre confort et gloire au présent,mais après qu’ils se démerdent.Voila l’enseignement que j’en tire.Triste et réaliste,prouvable dans l’instant par les actes.

 

misoprostolfr |
paroxetinefr |
Les Chroniques extranormale... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ladychatterley
| touha6080
| Splendeur et aveuglement de...