LOI EL KHOMRI DES ORIGINES A NOS JOURS !

Posté par 2ccr le 22 juin 2016

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Episode 1 : se soumettre aux ordres du conseil européen

Automne  2012,  juste  après  son  élection,  Hollande  fait  adopter  par  le  parlement  le  fameux TSCG (traité sur la stabilité,  la Coordination et  la Gouvernance) désigné «pacte budgétaire européen», que Sarkozy avait ratifié le 2 mars 2012 ! Nous nous soumettions alors à la règle d’or (la dette publique ne doit pas dépasser 60% du PIB et le déficit 3% du PIB) sous peine de sanctions automatiques.

 Episode 2 : du Pacte de compétitivité au CICE

Remis au 1er ministre, le 5 novembre 2012, Le rapport Gallois sur le Pacte de compétitivité  tranche  dans  le  vif, au  sujet  du  Pacte  Social  issu  du  Conseil  national  de  la  résistance, il y est écrit que  «ce Pacte négocié il y a 60 ans est à bout de souffle, qu’il ne fonctionne plus et qu’il «fossilise» le dialogue social. Il faut en bâtir un nouveau». «Nous pensons qu’un nouveau pacte social, plus dynamique, adapté aux révolutions que nous traversons, est une clé incontournable de la compétitivité». Voilà comment sera justifié le CICE qui coûtera sur 5 ans de 2013/2017, 85 milliards d’euros de créances de l’Etat… Ce qui pour une prédiction de 395 000 emplois créés, représente 215 000 euros l’emploi ! Le CICE ce sera à terme près de 20 milliards de moins pour la Protection Sociale.

 Episode 3 : loi sécurisation de l’emploi

A la suite de l’ANI catastrophique du 11 janvier 2013 (non signé par la CGT), est votée, le 14 juin 2013, la Loi dite de «sécurisation de l’emploi». Son article 1er est une attaque frontale de notre système de protection sociale (décrié par le patronat et le 1erministre commanditaire du rapport Gallois). Mobilité forcée, chantage au maintien dans l’emploi,  Licenciements  sécurisés  pour  les  patrons  etc…Cette  Loi  préfigure la Loi El Khomri.

 Episode 4 : il faut baisser les salaires

Passé inaperçu, en avril 2013, le Conseil d’Analyse Economique, pla-cé   auprès   du   1er Ministre,   propose   une   note   n°5,   intitulée « Dynamique des salaires par temps de crise », qui prône d’adapter les salaries à la productivité de l’entreprise et à user, en entreprises, de clauses dérogatoires aux accords de branche, y compris pour les salaires. Cette note cite pour exemple, pour rendre possible la baisse des salaires l’ANI du 11 janvier 2013 qui avait donc ouvert la voie.

 Episode 5 : le pacte de responsabilité

Tout s’enchaîne donc avec ce Pacte de Responsabilité : 50 milliards d’Euros d’économies sur 3 ans, dont 40 milliards de cadeaux aux entreprises  et  21  milliards  de  baisse  pour  notre  Protection  Sociale.  Ce Pacte se fonde sur la baisse du coût du travail et la réduction des impôts pour les entreprises.  Mais avec les effets de seuil, Le Pacte c’est surtout une incitation à ne pas augmenter les salaires, donc à les faire baisser !

 Episode 6 : recommandations 2015 du conseil européen à la France

Le  13  mai  2015,  le  Conseil  Européen,  ordonne  notamment  à  la  France  de  réduire  ses  dépenses  publiques, d’économiser 11 milliards sur celles de Santé, baisser et contrôler les budgets des collectivités territoriales, augmenter le crédit d’impôts aux entreprises, déroger à la durée légale du travail, etc….

 Episode 7 : la bande à badinter dicte sa loi

Badinter publie en juin 2015, avec A. Lyon-Caen, « Le Travail et la Loi » dénigrant le code du travail et son « obésité ». Valls lui confie une mission pour édicter les principes du Droit du travail. 61 principes seront  énoncés  en  dehors  de toute  négociation  et  tout  débat  parlementaire  et  remis  au  1er ministre  le  25  janvier 2016.

 Episode 8 : l’état d’urgence et le 49.3

Entre temps, après les attentats du 13 novembre 2015, l’Etat d’urgence est proclamé et la Loi du 20 Novembre 2015 est promulguée venant le renforcer en instaurant l’assignation à résidence et la dissolution d’association ou groupement qui portent atteinte à l’ordre public, et conférant à l’administration le pouvoir de perquisition en tout lieu à toute heure au domicile des citoyens. Dans la foulée l’utilisation du 49.3, pour faire passer la Loi El Khomri, vient conforter le caractère antisyndical et liberticide de ce gouvernement. 

 Episode 9 : el khomri sainte patronne des entreprises

C’est dans la Presse, le 17 février 2016, que Ste Myriam annonce son projet de Loi visant à protéger les entreprises. Sans négociation préalable avec les organisations syndicales… Pourquoi s’embêter avec le Dialogue Social !!!

 Episode 10 : le peuple toujours debout – 1,3 million dans les rues !

Après près de 4 mois de luttes, de mobilisations, de solidarité, atteignant 1,3 million de manifestants dans les rues le 14 juin 2016, la CGT exige toujours le retrait de ce projet de Loi, pour proposer un Code du Travail du 21° Siècle gage de nouveaux droits pour l’ensemble des salariés de ce Pays.

 

Alors, ne cédons pas, TOUS en grève et dans la rue 

Le jeudi 23 juin et le mardi 28 juin 2016 !

 Parce que nous n’aurons que ce que nous prendrons !

 D’après un document de la CGT

2 Réponses à “LOI EL KHOMRI DES ORIGINES A NOS JOURS !”

  1. Philippe30 dit :

    Merci à la CGT de résister à la dégradation des conditions de travail.
    Merci à la CGT de faire avancer le débat et de permettre la prise de conscience auprès des Français.
    Merci à la CGT de s’opposer au gouvernement malgré les dégradations dont elle est victime.

    Vous pouvez soutenir la CGT en manifestant et en aidant financièrement ceux qui luttent pour nous tous en faisant grève.
    Il est possible de donner une contribution pour les aider à tenir.

    Philippe

  2. cyril dit :

    L’ austérité se faisant sur le dos de la majorité, ne sert qu’à être crédible sur les marchés financiers pour obtenir des taux d’emprunt faibles. Elle sert aussi soi-disant à être plus compétitif afin d’ exporter pour obtenir des devises hors intérêts.Cette politique est celle dite des néo libéraux.

    La relance est la politique des keynésiens qui demande en période de crise de l’investissement public. Cette politique est plus juste et devrait assurer une relance par l’emploi, le pouvoir d’achat et la consommation.

    Cependant, ce que ne comprend pas la CGT et la plupart des politiques, c’est que cette prétendue crise n’est pas passagère, c’est l’agonie du capitalisme, agonie pouvant se perpétuer pendant des dizaines d’année.

    En effet, tout bon cégétiste vous expliquera que le capitalisme n’a pas pour but de satisfaire les besoins des êtres humains par la production de richesses matérielles (ce qu’il fait néanmoins mais ce n’est pas sa priorité), son but est de produire de la survaleur via le procès de production, donc du fric.

    Or, depuis la révolution de la micro électronique, les gains de productivité ont tellement augmentés, que la productivité moyenne globale de référence implique une production toujours plus élevée et des ventes toujours plus considérables. Or, il y a manque de solvabilité pour les acheteurs car la productivité induit la disparition du travail humain dans la production de marchandises qui lui seul est générateur de valeur! Marx a appelé cela la contrainte en procès. Et cela ne va pas s’arranger!

    Quelle que soit la politique (je signe pour la relance bien entendu!), le capitalisme ne peut se sortir de cette contradiction interne.

    C’est pourquoi, les capitalistes détruisent les services publics, transforment des tâches en produits capitalistes réalisées sous la tyrannie du temps de travail (ex: les tâches ménagères, les aides à domicile, le vivant, la santé, le covoiturage, les rencontres amoureuses, etc…) afin de trouver des débouchés dans l’ économie réelle.

    Ce qui se passe depuis plus de 30 ans n’est pas un complot des financiers, c’est l’histoire inéluctable du capitalisme. Pendant les 30 glorieuses, le capitalisme dit « fordiste » a pu compenser la contradiction interne du capitalisme avec la consommation de masse. Fin années 70, début années 80, ce n’était plus possible à cause notamment de la productivité induite par la micro électronique et le tarissement de la consommation de voitures particulières et d’électro-ménager.

    La financiarisation du capitalisme n’est pas la cause des crises de ces 30 dernières années, mais la conséquence de l’absurdité de ce système (Marx l’ a aussi expliqué en prenant l’exemple de l’effondrement de l’économie en 1857 qui a pu être compensé en quelques années car à l’époque, cela était encore possible).

    Si il n’ y avait pas eu la financiarisation du capitalisme et la mise en place de l’endettement et du crédit, nous serions dans la panade depuis fort longtemps. En effet, le capital ne trouvant pas à se valoriser dans la production réelle de marchandises, il va dans la spéculation et les produits financiers. Ce procès a permis depuis 30 ans de « tirer » la croissance qui sans cela serait amorphe. Le gros hic est que cette financiarisation anticipe de la valeur future qui ne peut plus se créée du fait de la diminution inexorable du travail productif de marchandises. Internet, l’économie des services ne créent pas de valeur ou peu.

    Le futur, ce sont de nouvelles bulles financières encore plus graves que 2008 dont notamment la bulle des dettes souveraines.

    Il faut bien sûr que nous nous battions pour une vie meilleure; cependant, quelle que soit la politique, les capitalistes et les politiques ne résoudront jamais la contradiction du capitalisme.

    La prise de conscience des peuples serait de comprendre que tant que nous serons dans ce système où le but est de faire de l’argent, de détruire tous les aspects de la vie pour cet argent, de détruire les liens sociaux, de détruire le vivant, de détruire la nature pour des emplois minables, nous n’avons aucune échappatoire.

    Malheureusement, nous sommes toutes et tous conformés dès la naissance à ce système et ne voyons pas son absurdité et sa criminalité.

    Dans un monde fini, nous ne pouvons continuer à détruire les ressources naturelles, à devenir des esclaves des machines, à ne pas vivre, mais survivre pour un emploi qui ne nous permet aucune autonomie, aucune auto détermination. Et ce ne sont pas les économies dites alternatives qui y changeront quoi que ce soit! Vous pouvez donner les moyens de production aux travailleurs, ils resteront toujours dépendant du procès capitaliste. Idem pour les nationalisations.

    Nous avons des moyens de production comme jamais l’ Humanité n’en a possédé. Ne vaudrait-il pas les utiliser pour produire des ressources matérielles pour l’ensemble des êtres humain que pour faire de l’argent?

    Quand on nous dit que l’on n’a pas les moyens, c’est dire n’importe quoi! Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de savoir ce que l’on produit, comment et pourquoi et se sortir du schéma emploi, pouvoir d’achat et consommation qui ne fait que conforter la domination capitaliste et nous laisse comme simples rouages du procès.

    Il est bien évident que les fonctionnaires du capitalisme (dixit Marx) que sont les politiques, les cadres, les managers, les ingénieurs, les scientifiques, les juges, les avocats, etc…, ne l’entendent pas ainsi et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour continuer vaille que vaille à perpétuer leur domination au mépris de la vie.

    Une dernière remarque: il fût un temps où la CGT demandée à diminuer le temps de travail, non pas pour donner de l’emploi à toutes et tous, donc de l’exploitation et de l’aliénation, mais pour sortir petit à petit de la tyrannie du temps de travail afin que chacune et chacun puisse déployer toutes ces capacités pour vivre une vie bonne et non pour donner le meilleur de soi-même pour la compétitivité, la performance, l’argent.

 

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