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SORTIR OU PAS DE L’EURO ? TELLE EST LA QUESTION.

Posté par 2ccr le 24 juin 2016

abeilleDeux constats sont certainement largement partagés : Un, en principe, on fait d’abord une union socio-économique et puis une monnaie commune, pas l’inverse. Deux, la question de la sortie ou non de l’euro divise la gauche radicale en ce moment.

D’un côté, l’euro est vu comme un symbole ET un instrument de domination et de compétition dont il faut absolument se libérer. D’un autre côté, il est considéré soit comme utile (une monnaie forte face aux autres économies), soit comme nécessaire (sans l’euro, ce sera pire).

Sans revenir sur le fait que les Institutions européennes violent sans cesse leurs propres lois, soulignons que leurs traités ne prévoient pas de modalités spécifiques pour la sortie de la zone euro (contrairement à la sortie de l’Union prévue par l’article 50 du traité de Lisbonne). D’un point de vue légal, l’une n’entraîne pas l’autre. D’un point de vue légal, encore, l’expulsion d’un pays de la zone euro par les autres membres n’est pas possible, mais dans les faits ils peuvent bien sûr faire pression sur lui (via la BCE, entre autres).

D’un côté, on souligne qu’une sortie de l’euro entraînerait une forte dévaluation de la nouvelle monnaie et une fuite de capitaux. De l’autre, on (Frédéric Lordon, par exemple) dit que ces effets s’éteindront après une année et que plus on attend, pire ce sera. De plus, plusieurs scénarios de sortie de l’euro et alternatives sont mis en avant :

- sortir de l’euro à plusieurs (voire se doter d’une monnaie commune alternative)

- négocier cette sortie / dévaluation avec l’Europe pour en limiter les effets négatifs

- appliquer une réforme monétaire redistributive

- utiliser une monnaie complémentaire à l’euro pour les échanges internes (comme en Équateur où de nombreux paiements quotidiens – dont les factures et certains salaires – se font sans utiliser le dollar, la monnaie officielle)

- last but not least, demander l’avis à la population…

 

La position du CADTM

La sortie de l’euro n’est pas LA solution (avant l’euro, il y avait des problèmes, et le capitalisme était là) et elle ne doit pas être présentée comme un préalable à toute politique.

Le préalable c’est l’arrêt de l’austérité. Pour cela, il faut remettre en cause la dette illégitime. Si ces politiques peuvent être mises en place tout en restant dans le cadre européen (Europe et/ou euro), et que cela permet un changement de rapport de forces pour en changer profondément l’orientation et le fonctionnement, tant mieux. Si ces politiques ne peuvent pas être mises en place sans une rupture avec l’Europe et/ou l’euro (c’est ce que tend à montrer l’actualité grecque), alors il faut faire rupture.

Mais cette rupture ne doit pas se limiter à la sortie de l’euro. Pour empêcher le « ce sera pire après » et empêcher l’hémorragie, il faut un moratoire sur le paiement de la dette, un contrôle strict des mouvements de capitaux et la socialisation des banques.

Source

 

4 Réponses à “SORTIR OU PAS DE L’EURO ? TELLE EST LA QUESTION.”

  1. frida dit :

    Vous dîtes: »Demander l’avis à la population »…d’accord,et si elle vote pour le maintien de l’Euro?Monnaie d’ailleurs en laquelle elle semble tout à fait avoir confiance,jusqu’à preuve du contraire…De plus,nous avons eu le référendum pour ou contre Notre Dame des Landes,le POUR l’a emporté…et les opposants n’acceptent pas le vote populaire…vous n’en dites pas un mot…changer le peuple pour qu’il vote comme JE le veux?

    • chou-B dit :

      Les résultats définitifs de la consultation sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui s’est déroulée dimanche 26 juin en Loire-Atlantique, sont tombés aux alentours de 23 h. 55,17 % des votants se sont dits favorables au « projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ». Le taux de participation dépasse les 50 %.

      Ce résultat cache d’importantes disparités. A Notre-Dame-des-Landes, 73,6 % des votants ont glissé un bulletin « non » dans l’urne. De même que dans les communes alentours, comme à Grandchamps-des-Fontaines (66,57 %), Casson (63,53 %) ou Vigneux-de-Bretagne (69,42 %). À Nantes, le « oui » l’a emporté de justesse avec seulement cent voix d’avance.

      Les opposants vont poursuivre leur combat « de la même façon, avec des recours juridiques et des mobilisations de terrain », assure M. Bourlès. Les recours sur la loi sur l’eau et sur les espèces protégées sont toujours à la Cour administrative d’appel, qui pourrait trancher « en septembre ou octobre ». Une fois ces recours nationaux épuisés, les recours au niveau européen prendront le relais. Enfin, le projet doit faire l’objet d’une « évaluation environnementale globale » qui doit être validée en octobre, conformément au schéma de cohérence territoriale (Scot) de Nantes-Saint-Nazaire.

      Pour le moment le gagnant c’est Vinci qui espere pouvoir s’en mettre plein les poches avec un nouveau PPP pour construire un aéroport inutile … mais ce n’est pas le probleme de ses actionnaires, seul le fric compte !

  2. juls dit :

    et surtout, sortir de l’Otan !

 

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