CE MONDE QUI FONCE ON NE SAIT OU …

Posté par 2ccr le 10 juillet 2016

écoDeux siècles après la Révolution française et l’abolition des privilèges, une nouvelle forme de féodalité s’est installée, plus discrète, plus sournoise, mais tout aussi injuste et contraignante, celle de la puissance financière. Elle est portée par un système économico-politique, le capitalisme néolibéral qui n’a fait qu’accentuer les inégalités et accroître les richesses et les pouvoirs d’un petit groupe de privilégiés.

 Certes, on nous propose une abondance des biens et de services dans une sorte de course en avant et de surenchère permanente à la nouveauté. Peu importe si le besoin n’existe pas. L’artillerie lourde de la publicité est là pour capter l’attention des cerveaux et rendre indispensable demain, ce qu’hier le consommateur n’avait même pas essayé d’imaginer. Mais seule une partie de la population peut accéder aux cavernes d’Ali Baba du consumérisme.

 La recherche de toujours plus de profit pour les détenteurs de capitaux conduit à des salaires tirés vers le bas, au chômage et à la précarité. Ceux qui se trouvent écartés, marginalisés et privés de l’essentiel, sont de plus en plus nombreux. Comme si leur misère ne suffisait pas, ils sont culpabilisés : « c’est de leur faute s’ils sont inadaptés au monde d’aujourd’hui ».

 Un monde qui fonce droit devant, « on ne sait où » et qui exploite et laisse sur le bas-côté tous ceux qui ne peuvent suivre, voilà ce que l’on nous propose.

 Le système de marché planétaire sans garde-fou et la mondialisation libérale, engendrent inéluctablement, par le principe des vases communicants, de la pauvreté dans les pays développés en détruisant les acquis sociaux. Les pays les plus pauvres, s’ils ne disposent pas de ressources naturelles importantes, ne s’enrichissent pas pour autant équitablement. S’ils se développent, c’est en général au profit d’une caste de capitalistes sans scrupules et de politiciens à leur solde qui détiennent tous les pouvoirs. Des millions de travailleurs, y compris des enfants, sans protections sociales y sont exploités comme l’étaient les ouvriers au XIXe siècle en Occident.

 Tous les acquis de la République sont attaqués : son indivisibilité, l’Etat et son rôle de régulation et de redistribution, la laïcité, les services publics, la fiscalité progressive, le code du travail, les droits sociaux…

 Il est temps d’arrêter ce cercle infernal, de dompter le capitalisme arrogant gouverné par la cupidité, de mettre fin à un système qui ne profite qu’à une infime partie de la population.

 Pierre TOUREV

« Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent.…George Orwell

 

 

2 Réponses à “CE MONDE QUI FONCE ON NE SAIT OU …”

  1. frida dit :

    il faut que Nuit Debout,Mélenchon,le NPA, Lo, la CGT, Sud et tous les anticapitalistes agissent ensemble pour changer cette socité de merde…,Tous les régimes d’ex europe de l’est regrettent de plus en plus l’aventure capitalisme dans laquelle on les a fait basculer en leur promettent monts et merveille et maintenant ils s’aperçoivent qu’on les a duppés…:le capitalisme est la pire chose pour les peuples!!!

  2. cyril dit :

    Pas de capitalisme sans Etat fort. Le capitalisme ne peut pas être dompté, il est lui-même son propre automate. La pseudo régulation étatique n’a pu être entreprise car le cadre du capitalisme d’lors le permettait, c’est tout.

    Ce qui arrive aujourd’hui n’est malheureusement que ce qui doit arriver. En effet, le capitalisme atteint ses propres contradictions. La valorisation ne peut plus et ne se fera plus dans l’économie productive.

    L’industrie financière a permis de contrer momentanément ces contradictions, mais elle aussi arrive à son terme.

    Dire qu’il y a des personnes qui profitent plus que d’autres est un fait, mais ce fait est avéré depuis le début de la civilisation!

    Le système de la marchandise s’ essouffle et nous entraîne vers des moments bien plus pénibles qu’aujourd’hui.

    Tout ce qui est entrepris aujourd’hui est fait pour essayer de relancer ce système moribond. Bien entendu la politique de l’austérité n’est pas la solution car elle nous entraîne encore plus vite dans lé dépression.

    Cependant la relance keynésienne, même si elle est plus juste et donc doit être menée pour les peuples afin que ceux-ci ne soient pas les victimes du système, ne permettra aucunement de sauver ce système.

    Le capitalisme nous oblige à produire de plus en plus quelle que soit cette production. Le système a donc besoin de plus de débouchés, d’innovation. En m^me temps; les gains de productivité ne permettent plus une valorisation optimale, donc il y a accumulation de capital fictif qui se retrouve dans les limbes de l’industrie financière. Si ce capital fictif se retrouvait dans l’économie dite réelle, il y aurait hyperinflation.

    C’est dramatique à dire, mais la plupart des gens ne comprennent que c’est le système lui-même qui nous condamne à partager son agonie.

    Il est bien beau de dire qu’il faut des services publics, de la redistribution, de la fiscalité, etc.. Il en est pas moins vrai de dire aussi que cela tout cela est ponctionné sur la seule survaleur engendrée par la valorisation du capital, elle-même ne provenant que du travail humain incorporé dans la marchandise. Donc, moins de travail humain, moins de ponction pour les impôts, les services publics.

    Il y a des individus plus cupides, plus avides, plus puissants, mais toutes et tous sommes subsumés par le système. Même le plus puissant est dominé par cette économie. Le capitalisme est sujet automate sur lequel nos interventions sont limités de par ses contradictions internes.

    Il y a aussi à prendre en compte la limite externe du système qui est la destruction des ressources naturelles et de la nature.

 

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