SALAIRES : moins de 1% des salariés gagne plus de 10 000 euros par mois

Posté par 2ccr le 12 septembre 2016

 jeunesLes 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent au mieux 1 200 euros par mois.

 Le salaire net mensuel médian s’élève à 1 772 euros selon l’Insee (données 2013). Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent moins de 1 200 euros par mois, les 10 % aux salaires les plus élevés au minimum 3 544 euros. Ces derniers touchent donc au moins 2 344 euros de plus, soit trois fois plus que les moins bien payés. Tout en haut de l’échelle, les 1 % les mieux rémunérés perçoivent au minimum un salaire mensuel de 8 061 euros, soit six mois et demi de salaires des 10 % les moins bien payés.

 Qui sont donc les smicards ?

 95 % des salariés payés au salaire minimum sont ouvriers ou employés. Près des deux tiers sont des femmes. Les jeunes aussi sont surreprésentés. Qui sont ces salariés payés au minimum syndical ? On dresse rarement le portrait de cette « France d’en bas » des salaires qui chaque année attend de savoir si elle aura droit ou pas à quelques euros de plus que l’inflation. Cette France a pourtant un visage : la quasi-totalité des personnes payées sur la base du salaire minimum sont des ouvriers ou des employés, comme le montre une enquête du ministère du Travail  qui n’a pas fait grand bruit lors de sa publication tant le désintérêt médiatique est grand sur la question. Plus de la moitié (57 %) des salariés au Smic sont des employés (caissiers, vendeurs, etc.), alors que ces derniers représentent 29 % de l’ensemble des salariés des entreprises de dix salariés ou plus. 38 % sont des ouvriers, qui rassemblent pourtant 30 % des salariés. 22 % des smicards sont des ouvriers non qualifiés, plus de deux fois plus que leur part parmi les salariés (9 %) . À l’opposé, les cadres supérieurs et professions intermédiaires ne représentent que 5 % des smicards mais 41 % de l’ensemble des salariés. Au total, un quart des employés non qualifiés et un cinquième des ouvriers non qualifiés ne touchent que le salaire minimum, contre 0,1 % des cadres et 1,9 % des professions intermédiaires.

 12 % des salariés sont payés au minimum

 Le Smic est le niveau de salaire horaire sous lequel un salarié ne peut être légalement rémunéré. En tenant compte des entreprises de 1 à 9 salariés, près de deux millions de personnes sont payées sur la base du Smic, soit 12 % des salariés des entreprises privées et publiques. Le Smic vaut 9,67 € brut par heure au 1er janvier 2016. Pour un temps de travail hebdomadaire de 35 h, cela correspond à 1 467 € brut et à environ 1 140 € net. Certaines catégories de travailleurs peuvent, sous certaines conditions, être rémunérées légalement à un salaire inférieur au minimum : les moins de 18 ans, certains apprentis, les assistants maternels et assistants familiaux, etc. Selon l’Insee, environ 5 % des salariés étaient rémunérés à un salaire inférieur au Smic en 2013.

 Le salaire des délégués syndicaux est inférieur de 10 % à celui des autres employés à travail égal.

 Dans les entreprises, les délégués syndicaux sont payés en moyenne 10 % de moins que leurs collègues, à caractéristiques égales (âge, poste, expérience, diplôme et sexe) et à lieu de travail équivalent (taille, secteur, région), selon une étude de l’Ecole d’économie de Paris. Ces écarts interviennent environ cinq ans après être devenu délégué, par le biais d’absences de promotion ou d’augmentation de salaires. La différence de salaire semble plus forte pour les représentants des syndicats réputés les plus combatifs. Ces écarts de salaires concernent plus particulièrement les délégués CGT, qui gagnent en moyenne 20 % de moins que leurs collègues non syndiqués, tandis que les délégués CFDT sont payés 10 % de moins. Quant à ceux de Force ouvrière (FO) ils ne sont pas moins payés.

 Les salaires des dirigeants d’entreprise ont augmenté de 28 % entre 1998 et 2006, inflation prise en compte.

 Les dirigeants de sociétés anonymes ont perçu un salaire annuel de 79 200 euros en 2006. Par rapport à 1998, celui-ci a augmenté de 27,5 % après inflation, soit 17 000 euros ou 1 400 euros par mois, l’équivalent du salaire annuel d’un ouvrier. Et encore, cette hausse ne prend pas en compte d’autres éléments de rémunération (primes, intéressement, participation, etc.) ou certaines aides en nature (du portable à la voiture de fonction). La progression des revenus est donc sous-estimée. Ces données constituent des moyennes. Elles cachent d’énormes inégalités entre les patrons, selon les secteurs et la taille de l’entreprise. Les salaires des dirigeants de sociétés de plus de 250 salariés sont cinq fois plus élevés que ceux des entreprises de moins de 10 salariés.

 La moitié des salariés touchent moins de 1 770 euros net par mois, 1% touchent plus de 10 000 euros.

 61 % des salariés touchent moins de 2 000 euros nets par mois, la moitié moins de 1 772 euros, 30 % moins de 1 471 euros et … 99 % touchent moins de 9853 euros

 En conclusion.

Seul 1% de la population a un salaire supérieur a 10 000 euros, donc lorsque certain préconisent de limiter les salaires (avantages compris) de 1 a 10, cela n’a rien d’absurde. Une telle mesure permettrait de passer rapidement à un salaire minimum de 1700 euros net par moi et de limiter le revenus maximum à 17 000 euros … actuellement, plus de 80% de la richesse produite disparait dans les poches de ces 1 % !

 

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