OU VA LE MONDE ?

Posté par 2ccr le 18 octobre 2016

Simplement là ou nous le permettons…

monde

Il est complètement utopique de croire qu’il sortira une solution viable pour résoudre les problèmes de notre temps lors des réunions à répétition du G8, G20, FMI, …, cela me parait être une douce illusion. Tous les divers participants à ces grandes « messes » sont élevés au biberon de la pensée libérale, et sont complètement incapables de concevoir autre chose que le maintien coute que coute  du système économique de ce capitalisme prédateur, appelé de façon euphémique « économie de marché ». C’est normal ; outre le fait qu’ils en profitent directement, ils n’en connaissent pas d’autres. Ils ont été formatés par le système, via les grandes écoles ou les universités qu’ils ont fréquentées, puis ensuite ils ont intégré des ministères ou de grandes multinationales, où ils ont rencontré des gens à leur image. Leur entourage, leurs amis sont issus du même monde, ils discutent entre eux, sans aucun recul sur la société, persuadés qu’ils sont les meilleurs et donc que la solution aux problèmes du monde est forcément quelque part dans leurs petits cerveaux. Ils ne remettent jamais en cause les décisions dont ils ont eux même participé à la mise en place. S’il y a un problème c’est surement à cause du reste de la population, qui n’a rien compris à leurs lumineuses idées !

Or le problème par excellence du monde d’aujourd’hui au niveau économique, tient essentiellement à l’adoption et au maintien de ce système aberrant. Naturellement, quand on leur dit qu’il faut en changer, ils vous assaillent de cris d’orfraie en disant « vous n’y pensez pas ! Ce sera le chaos généralisé » !!! En dépit du fait qu’en matière de « chaos généralisé », on y va tout droit. Il n’y a qu’à voir l’état de la Grèce en Europe, ou jeter un coup d’œil sur la ville de Détroit aux USA, pour se faire une idée de ce qui nous attend. Et je ne parle pas des conditions de vie que nous imposons aux plus pauvres à travers la planète, afin qu’une poignée de privilégiés se gavent à outrance. Comment peut-on continuer à tolérer qu’1% de la population vive sur le dos des 99% restants ?

Sans compter que la fuite en avant pour maintenir coute que coute ce modèle de société risque de nous amener à une catastrophe écologique majeure ou nous entrainer dans un conflit nucléaire généralisé. Car continuer à prôner la croissance comme seule solution envisageable nous oblige à conquérir de nouvelles matières premières industrielles et énergétiques, et pour cela nous n’hésitons pas à déclencher des guerres ou fomenter des coups d’états dans des pays dont les gouvernants refusent de nous livrer leurs sols, leurs sous-sols et leur population.

Alors ceci m’amène à poser la question suivante : est-ce cela que nous voulons ? N’est-il pas temps de nous réveiller et d’œuvrer sur tous les plans, spirituel, éducatif, scientifique, économique, social, pour un autre modèle de société que celui que l’on nous impose aujourd’hui ? Vous avez peur de quoi ? D’être dans la misère si on change de système ? Mais quand donc comprendrez-vous que cette misère approche à toute vitesse avec ce système, et une misère abjecte. Demandez aux grecs ce qu’ils en pensent !

Si l’on ne fait rien, inexorablement nous nous dirigeons vers un monde  effroyable et impitoyable où le peuple ne sera considéré que comme une quantité négligeable, corvéable à merci, et où sera décidé, dans quelques hautes sphères, l’élimination, d’abord sociale et ensuite physique de tout opposant. A chacun de réfléchir et de s’informer pour ensuite agir, car l’on ne peut pas constamment se refugier dans l’ignorance pour ensuite dire l’air étonné que l’on ne savait pas !

D’après D.POSITAIRE et C.COMSA

Lire également : A PROPOS DU SYTEME

7 Réponses à “OU VA LE MONDE ?”

  1. devphil30 dit :

    Après le siècle des lumières,les progrès scientifiques,les progrès sociaux , l’humanité sur son modèle actuelle a atteint le maximum de bien être qu’elle pouvait fournir.
    Nous sommes arrivé en haut de la montagne , peu d’évolution à attendre en comparaison avec les régressions et maintenant nous risquons en poursuivant le même chemin de redescendre.

    Comme cela est dis dans l’article , les élites sont formatées et intéressées par un système devenu fou.

    A force d’acheter des frites au supermarché ou des paquets de 4 cuisses de poulet , les gens ne savent plus qu’ils doivent leur nourriture à la terre , cette terre qui a bien souffert depuis le début de l’ère industrielle.

    Merci pour ces articles journaliers , souvent peu commentés mais fort interessant

    Philippe

  2. Jean dit :

    En fait personne ne s’en sortira, pas plus les élites que l’individu lambda, pour la bonne et simple raison que l’ équation qui pilote ce monde et surtout ceux qui en ont la charge se résume à : « ni problème, ni solution » cela signifie que même si nous décidions et même si nous voulions réellement faire quelque chose, nous nous heurterions à l’incapacité, à l’impuissance de sortir de structures sociétales qui sont en fait le miroir de ce que nous sommes, cette incapacité ou cette impuissance est en fait propre à nous mêmes, cela équivaudrait à « mourir » en quelque sorte à ce que nous sommes, à vider ce qui nous habite depuis si longtemps , c’est l’équivalent du suicide originel , la question dès lors ne se pose plus en terme arbitral ; problème – solution, mais simplement en terme d’écobiologie,de nature du vivant, ou la seule valence qui fasse sens est celle de la disparition, de l’extinction, ou de l’apparition, même pas de la survie de l’espèce, pour qu’il y est survie il faut qu’il y est cadre de survie, non il faut comprendre que nous sommes comme la « totalité » de notre monde, cela veut dire que l’extinction est un principe intrinsèquement lié, presque ontologiquement lié même à la nature du vivant et que ceci est relié à la condition et la spécificité des espèces, fussent-elles même la plus intelligente et la plus évoluée ou l’inverse…
    Jean

  3. julien dit :

    Ce monde est bien un paradoxe même, il est en nous et il forme une conscience de nous tous, c’est bien pour cela que je reste profondément persuadé que la prise de conscience viendra en chacun, même dans le parfait patron cupide ou le le trader fou, il y a une nature profonde. Il y a un fait que nous oublions rapidement, si l’univers ne fait qu’un avec nous tous, ce qui est en train de se passer impacte forcément tous le monde, là dessus, nous en avons des preuves tous les jours. Nous ne pouvons que trouver notre propre image du monde qu’en nous-même, et cesser de juger qui ou quoi que ce soit. Il s’agit de montrer l’exemple dans sa vie à chaque instant, être un exemple de conscience d’être un humain ancré dans la nature terrestre, être déjà heureux d’être vivant, et le montrer à ceux qui surconsomment et veulent devenir comme ces super riches ( car ne nous cachons pas qu’une grande majorité rêve d’être aussi riche que ces coquins de super riches!!) C’est à chacun de se reprendre en main et de retrouver sa vrai vision du monde, Sa liberté propre. Si j’arrive à montrer aux autres qu’on est pas obligé de consommer chez machin et truc pour bien vivre et que juste défendre la nature de la terre devient un but humain, rien d’autre, on aura compris ce qu’est la véritable fonction de l’humain sur terre.

  4. AF30 dit :

    Le formatage de ces individus que je ne nommerai pas élites est si puissant qu’ils sont incapables d’imaginer une alternative à ce monde dont ils sont les bons petits soldats. Selon eux, s’appuyant sur l’effondrement des anciens pays ´communistes’, le capitalisme marchant, n’ayant plus d’adversaire, a démontré qu’il reste la seule voie disponible. En quelque sorte l’affirmation sans le savoir de la théorie de la fin de l’histoire. Il me semble que la formation de ces individus n’est nullement dialectique.. Ainsi, par exemple, les écoles de commerce qui forment les bataillons au service du système proposent des théories aussi fumeuses que la pyramide de Maslow sans évoquer les réserves ou les contradictions qu’elle a pu soulever. Selon eux le progrès social à été et sera une résultante mécanique : la marchandise créé la richesse, la richesse produira naturellement le bien-être général.
    À Julien : quelle est la différence entre ce que tu proposes et la morale religieuse ? Aucune il me semble car il est proposê de convaincre, on ne sait comment, chaque homme et femme de la nécessité de cette morale. Outre que la morale en question n’a pas le même contenu selon l’ époque et la culture, la religion a démontré son inefficacité. Pour prendre un autre exemple, celui de l’écologie, ta proposition correspond à ce que certain nomme l’écologie de la brosse à dent car cette dernière oublieuse des choix structurants s’intéresse plus à à l’eau qu’il ne faut pas faire couler lorsqu’on se brosse les dents.
    Par conséquent plutôt que de vouloir changer la nature humaine ( vaste projet comme dit l’autre ) contentons nous modestement de mettre en place des lois ou des règles qui assurent des relations justes et apaisées. Je pense qu’après ça nous pourrons tous nous reposer.

  5. Phildra dit :

    Bonjour,
    La fin de votre article amènerait une autre question, que j’aimerais voir développée sur ce site.
    « N’est-il pas temps de nous réveiller et d’œuvrer sur tous les plans, spirituel, éducatif, scientifique, économique, social, pour un autre modèle de société que celui que l’on nous impose aujourd’hui ? » Bien sûr qu’il est amplement temps de se réveiller ; celles et ceux qui arrivent sur ce site, n’y viennent sans doute pas par hasard, et les lecteurs que nous sommes en sont forcément convaincus.
    Mais si la question que vous posez là est hautement intéressante, elle contient en elle son complément : Qu’est-ce qui nous en empêche ?
    Bien sûr, il existe de par le monde bien des initiatives citoyennes, bien des mouvements de pensées et d’actions qui vont (ou veulent aller) dans le bon sens. Mais la majorité des gens restent sourds et aveugles, tant face aux problèmes qu’aux solutions !
    Quels mécanismes ont été mis en place consciemment ou inconsciemment (par les tenants du systèmes actuel) pour rester dans ce status quo mortifère ?
    Quels ressorts psychologiques, sociaux, économiques nous « poussent » vers l’inaction ? Quelles seraient les actions concrètes de « résistance », d’amélioration à entreprendre, seul ou ensemble ?
    J’aurais aimé avoir votre avis sur le sujet et j’espère vous lire bientôt.
    Merci pour cet article, et tous les autres.
    Amicalement,
    Gilles

  6. Charlie BECKMAN dit :

    Il s’agit de neutraliser le virus ou la bactérie qui s’attaque au cerveau. Mais les 99% n’ont pas les compétences et le savoir du médecin pour cette chirurgie très très spécifique et subtile dont l’objet est bien avancé. De plus les chances de réinfection sont nombreuses de par la faiblesse du patient.

 

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