LECTURES

Voici quelques livres interessants, et pour commander, vous pouvez eviter d’engraisser les gros groupes de distribution en allant sur ce site ou vous trouverez la plupart des livres :

 http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?products_id=2262

Friot : L’enjeu des retraites :

le livre qu’il faut avoir lu pour comprendre le problème des retraites, et les enjeux de la réforme. C’est aussi une remise en cause complète du système actuel.

Naomi Klein : La stratégie du choc: 

du coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973 à l’effondrement de l’Union soviétique, en passant par la guerre en Irak, ou le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées dans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout puissant.

Howard Zinn : Une histoire populaire des Etats-unis, de 1492 à nos jours :

 Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu : les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam ou les activistes des années 1980-1990.

Bensaïd : Marx mode d’emploi :

Ce petit ouvrage offre une introduction ludique à sa pensée, sa vie, son œuvre. Un panorama clair et souvent drôle qui associe bande dessinée et philosophie, humour et esprit de synthèse.

7 Réponses à “LECTURES”

  1. François dit :

    Je n’ai qu’un mot à vous dire « MERCI »! Comme vous le conseillez, je diffuse le plus possible les articles dans mon entreprise,et ça marche! Les collégues le lisent facilement, et les débats sont lancés! Que du bonheur! Encore merci!

  2. occidere dit :

    Bonjour,
    je viens de découvrir votre blog et j’aime bien son style, notamment la forme des textes courts.
    Dans la liste de vos lectures j’ai déjà lu Naomi Klein et Howard Zinn : ce sont deux excellents livres que je recommande.
    J’ose vous proposer un autre lien, dans la lignée de Zinn, mais présenté de façon romancé, et concernant la France. Il s’agit des mystères du peuple d’Eugène Sue, téléchargeable sur mon blog à cette adresse : http://occidere.wordpress.com/2011/01/16/les-mysteres-du-peuple-eugene-sue/
    Bonne continuation.

  3. varecy dit :

    Prothèses PIP: dans un roman éco-conçu, la rhône-Alpine Elena Varécy en parlait avant le sinistre feuilleton actuel

    Un self-made man touche-à-tout et prêt à tout.
    D’un petit atelier de province au monde entier.
    Une histoire glauque de prothèses.
    Des valises pleines de prothèses.
    Jouer avec le vivant.

    Cela vous dit quelque chose ?
    Mais oui ! C’est l’histoire du roman que j’ai écrit, Tes mains sur mes hanches.

    Et… c’est texto le feuilleton des prothèses PIP en ce moment. Hallucinant, surtout si l’on songe que j’ai écrit la grande partie de ce livre et que je l’ai terminé à deux pas (avec canne, sinon ça ne vaut pas) de l’entreprise varoise en question.

    Fiction-réalité-fiction : dans quel monde vivons-nous ? Initiez donc vos amis aux délices de l’économie mondiale, faites-les rire, n’hésitez pas à passer le mot dans votre réseau (contacts, blogs, forums, etc…). Le livre évoque bien d’autres sujets qui, j’en suis certaine, trouveront un écho dans les foyers: obésité, famille, condition féminine, dépendance, s’en sortir quand même…

    Il est facilement disponible. Voir : http://www.elena-varecy.com/Recevoir_le_livre.html

    Et en plus, il a été éco-conçu: c’est un roman made in Rhône-Alpes.

    Des contacts avec le milieu du cinéma seraient bienvenus en vue d’une adaptation à l’écran.

    « Le XXIIème siècle sera déhanché ou ne sera pas. Quant au XXIème siècle… »
    Décidément, le sage indien avait raison : l’époque incite à se poser certaines questions.
    Sa parole mérite d’être portée au moins aussi loin que de louches prothèses, non ?

    Bien à vous et… belle année,
    Elena Varécy

  4. Abraham dit :

    Bonsoir, je vous conseil également le livre de Raymond Dominique Poirier qui est GRANDORIA !

    http://www.tupeuxcourir.com/anti-utopies-dystopies/dominique-raymond-poirier-grandoria/

    Excellent bouquin qui presente comment fonctionne le monde politique/economique/social en france sous forme d’une dystopie. Ce livre fut interdis en france pendant de nombreuses années, moi meme je l’ai commandé des US (traduit en francais) un régal que je vous conseil de lire. Je reviens aussi sur celui de Naomis KLEIN que j’ai egalement lu et j’ai des sueurs froides quand je regarde ce qui se passe en Grece et qui va bientot arriver en France… attachez vos ceinture et preparer vous au pire !

  5. Max Bézard dit :

    J’aime bien venir me rafraichir de temps en temps avec le langage repensé de votre site.

    J’aimerais partager ceci avec vous: http://forum.langage.free.fr/viewtopic.php?f=36&t=31&s
    (si cela n’avait pas été déjà fait)

    Bonnes lectures

  6. ben dit :

    C’est du bon boulot !

  7. ben dit :

    Notes de lecture

    « La théorie du drone » livre publié à la Fabrique, de Grégoire Chamayou, sociologue

    Cet ouvrage, qui fait suite à un autre essai du même auteur consacré à une histoire des « chasses à l’homme », propose une analyse sur ce que l’arrivée des drones létaux, signifie comme changements… Depuis la fin des années 90, des drones « prédators », équipés de missiles, peuvent tuer à distance… cette arme et son usage, se sont développés après le 11 septembre 2001 dans la guerre menée par les Etats-Unis contre le terrorisme.
    L’auteur nous apprend que cette arme a pris de plus en plus d’importance dans le dispositif offensif des Etats-Unis, avec des centaines de drones en service dont plus de deux cents « chasseurs tueurs ». Le drone est la réponse à l’objectif du zéro mort côté grandes puissances et prétend atteindre une très grande précision lorsqu’il s’agit de mener une « chasse à l’homme », ici le terroriste. Mais le drone ne signifie-t-il pas un tournant dans nos démocraties ?
    Cette nouvelle arme change la nature de la guerre puisque, commandée à distance (à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres), elle garantie l’absence totale de risque pour son pilote, il n’y a « pas de combat possible ». On passerait de la guerre asymétrique (Vietnam, Guerres du Golfe de 1991 et 2003) à la guerre unilatérale puisqu’au moment de la frappe, un seul camp se sait au combat.
    L’espace du conflit, avec la dronisation de la guerre, n’est pas lisible, c’est l’endroit où se trouve la cible qui le détermine. Ce dernier aspect est au cœur d’enjeux juridiques importants puisque les conventions encadrant la guerre sont liées à un espace territorial particulier prédéfini : une zone de conflit. L’usage des drones offensifs ou tueurs, pose donc des questions de droit, ainsi la distinction entre combattants et civils est floue, le combattant n’étant pas forcement en situation de combat au moment de sa mise à mort à distance.
    D’autres aspects montrent que la dronisation de la guerre a des effets géostratégiques. Le faible coût de cette arme (relatif aux avions de chasse avec un prix divisé par plus de dix), la rend tentante et le risque d’en abuser est signalé dans les débats qui traversent le Pentagone. Ainsi, même les stratégies de « contre insurrection » du passée sont abandonnées et la grande puissance à tendance à « oublier » ou à faire l’économie de l’obligation à conquérir l’opinion des populations en isolant les terroristes par des actions politiques et sociales sur le terrain.
    Ici, le principe est de terroriser avec le drone (qui intervient du ciel comme une puissance divine) afin de désarmer psychologiquement l’ennemi qui ne peut jamais s’en prendre directement à son adversaire. Mais l’effet de terreur joue autant contre les civils des régions les plus soumises à la dronisation puisque le survol par un drone est anxiogène (bruit de l’appareil, incertitude sur sa nature offensive ou simplement d’observation, incertitude sur l’endroit et la ou les personnes visées puisqu’une frappe impacte sur un cercle de quinze mètres de rayon) et les bavures sont nombreuses.
    De ce fait, l’hydre terroriste renait autant par rancœur que par l’humiliation provoquée, on s’enfonce dans l’engrenage «action-répression-action» au coeur des stratégies groupusculaires. En retour, vis-à-vis des puissances qui useraient du drone offensif (déjà les Etats-Unis, bientôt la France), le danger est que si le pouvoir militaire est inaccessible aux terroristes, ce sont les civils de ces Etats qui deviennent les « premières lignes ».

    Mais le coût économique et politique, des drones, est si faible, que les tenants de son usage ont l’écoute du pouvoir alors que les militaires opposés (il en existe, divers et… selon l’auteur, nombreux), partisans d’un travail politique auprès des populations ou de l’intervention terrestre, sont frappés par les restrictions budgétaires. Il est curieux de constater que les plus hostiles se trouvent au sein de l’armée de l’air, nous apprend cet ouvrage.

    Les partisans des drones offrent le « zéro mort » (du moins au départ) dans le camp des démocraties donc la « tranquillité politique » à court terme pour les dirigeants, une prétendue précision voir l’infaillibilité (mais sont alors minorées les victimes collatérales, les erreurs et les aspects symboliques de ce genre de technologies), une arme « low cost », un pilotage proche du pouvoir et loin des exécutés, la garantie d’un développement et une «avance» technologique vers les nano-drones, un marché prometteur, un engagement discret conforme à la basse intensité des conflits et à l’aspect global que revêt la guerre contre le terrorisme (ramené à un problème de punition et de police et donc dépolitisée) mais aussi un « exécuteur » complémentaire des systèmes de surveillance mondiaux qui permettent les recoupements et, donc, l’inscription et le choix des cibles sur la « kill list » (environ 3000 morts depuis le début des années 2000).
    L’auteur observe la toute puissance que confère le drone dont les promesses peuvent aveugler complètement les individus et les sociétés qui y ont recours.
    Ce ne sont que quelques pistes contenues dans l’important ouvrage de Grégoire Chamayou qui consacre également un long développement sur les aspects philosophiques, politiques et juridiques de la question s’inscrivant, ainsi, dans un prolongement de l’œuvre de Michel Foucault. Un livre qui mérite de l’attention car les questions, posées par des choix stratégiques effectués en notre nom, nous engagent pour longtemps.
    Ben

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