LE CHOMAGE AUGMENTE … et le gouvernement croise les doigts et attend la reprise !

Posté par 2ccr le 12 mai 2015

chomeursDepuis 2012, non seulement le chômage n’a pas reculé mais il a progressé de façon redoutable : 572 000 chômeurs de plus depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir. Encore ne s’agit-il là que des chômeurs de la catégorie A, ceux qui n’ont aucun travail et sont à la recherche d’un emploi. Si la progression du chômage de masse continuait au même rythme et atteignait 1 000 000 de chômeurs de cette catégorie, le chômage finirait par augmenter autant en 5 ans sous la gauche qu’en 10 ans sous la droite.

La catégorie A, aujourd’hui, n’a plus guère de sens. C’est non seulement le chômage de la catégorie A qui s’accroît mais aussi le « halo » du chômage, la précarité de l’emploi. Ne pas tenir compte des deux catégories suivantes (B et C) revient à estimer qu’une personne qui travaille à mi-temps ou à quart-temps, 2 jours par semaine ou par mois, et qui recherche un emploi à temps plein n’est pas un chômeur.

La catégorie A permettra, peut-être, un jour, d’affirmer que la courbe du chômage a fini par « s’inverser » mais cela ne changerait rien à la vie concrète des gens, si le nombre des chômeurs des catégories B et C continuait à augmenter. Un chômeur qui ne sera plus dans la catégorie A parce qu’il aura trouvé un travail de 4 jours par mois ne considèrera pas pour autant qu’il n’est plus chômeur et qu’il occupe un véritable emploi.

Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, le nombre de chômeurs des catégories A, B et C a augmenté de 1 290 000 selon l’INSEE ! Comment s’étonner après cela que les électeurs de gauche s’abstiennent en masse alors que, dans presque chaque famille, quelqu’un est touché par le chômage ?

En 2012, lorsque Nicolas Sarkozy avait voulu durcir les conditions d’indemnisation du chômage, François Hollande l’avait accusé de « s’en prendre aux plus fragiles ». Il avait raison car ce chiffre de « 350 000 emplois non pourvus » ne repose sur rien. Personne ne sait quelle est la nature des emplois proposés : s’agit-il d’emplois d’une journée, d’une semaine, d’un mois, d’un CDI ? Comme le rappelle le Collectif national des chômeurs et précaires : « Deux heures de ménage par semaine, c’est une offre d’emploi « ! Bien souvent, ce sont les employeurs eux-mêmes qui renoncent à l’offre qu’ils avaient faite, pour des raisons d’économie ou de changement d’organisation, sans prévenir Pôle emploi pour autant. D’autres employeurs utilisent les offres d’emplois uniquement pour se faire de la publicité ou se constituer une base de CV… Manuel Valls a repris les mêmes propos que François Rebsamen, le 6 octobre 2014, à la City de Londres, promettant une remise en cause d’un système « trop généreux ». Incapable de lutter contre le chômage, Manuel Valls veut maintenant s’en prendre aux chômeurs.

Pour s’attaquer véritablement au chômage de masse, il ne suffit pas de croiser les doigts en espérant une « reprise » atone et chaotique. Il n’existe que trois moyens pour faire reculer le chômage et il est nécessaire de les mettre tous en œuvre

  • Le premier moyen est la croissance. Pour qu’elle soit suffisante, il faut arrêter les politiques d’austérité imposée par la Commission européenne et augmenter le pouvoir d’achat. Notre gouvernement, s’il en a la volonté politique peut parfaitement y parvenir, le poids économique et politique de la France obligerait l’Union européenne à respecter notre pays et à réorienter la construction européenne.
  • Le deuxième est la réduction du temps de travail, et le partage du temps de travail. La croissance n’a d’effet qu’à court terme et dès qu’elle s’étiole, le chômage repart. Quel serait le niveau de chômage dans notre pays si la durée du travail n’avait pas connue une diminution séculaire et si le temps de travail était toujours, comme au début du siècle dernier, de 70 heures pas semaine ?
  • Le troisième moyen est l’investissement public et la création d’emplois publics. C’est pourquoi il faut mettre en place un « Plan République » pour faire revenir les services publics et ne plus laisser à l’abandon les quartiers populaires, les zones périurbaines et les zones rurales.

Les deux gouvernements de gauche successifs ont fait cadeau au patronat de 41 milliards d’euros d’impôt et de cotisations sociales, sans exiger d’eux la moindre contrepartie en termes d’investissement et d’emploi. Cela doit cesser, il est urgent de mettre fin aux cadeaux au Medef et limiter les « effets d’aubaine » et de faire du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) la contrepartie d’investissement productifs et de créations d’emplois.

D’après un article de G.FILOCHE

Et sur ce fléau qu’est le chômage, voir ici

« L’inefficacité des patrons est bien souvent camouflée 
par l’efficacité des employés » … Yvon Deveault

 

 

 

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